A.H.
Les supporteurs du Real Madrid ont l’habitude. Chaque défaite de l’autoproclamé « plus grand club du monde » s’explique en grande partie par des décisions arbitrales qui ne tournent pas en leur faveur. Et le refrain est évidemment ressorti dimanche soir après l’échec lors du derby face à l’Atlético de Madrid (2-1), qui met les Merengue à déjà six points de leur meilleur ennemi, le FC Barcelone, qui caracole en tête de la Liga.
Alors, oui, le Real Madrid aurait pu (dû ?) voir Kang-in Lee se faire expulser pour un tacle non maîtrisé sur la cheville de Federico Valverde. Oui, Romero aurait aussi pu voir rouge durant cette rencontre et voir l’Atlético se retrouver à neuf… Mais cela n’explique la sortie indigente de la Maison Blanche au Metropolitano, où les hommes de José Mourinho n’ont jamais su bouger le bloc colchonero.
« C’est risible », lance Mourinho
Mais, après la rencontre, l’entraîneur portugais, de retour au Real treize ans après, a choisi de se focaliser sur l’arbitrage, comme à ses plus grandes heures avec dans son viseur l’arbitre principal Miguel Angel Ortiz ainsi que le délégué à l’arbitrage vidéo Daniel Jesus Trujillo. Avec le renfort de photos imprimées sur une feuille A4, José Mourinho a sorti la sulfateuse :
« Ces deux fautes (de Cristian Romero et Lee Kang-in) ? Nous pouvons terminer la conférence de presse ici, parce que c’est l’histoire du match. Ce sont deux cartons rouges clairs, a lancé le Mou. Avec les difficultés que l’on a eues à dix contre onze, imaginez comment ils auraient fait pour tenir à neuf contre onze pendant cinquante minutes… Les supporters de l’Atlético peuvent être heureux, mais le comité de désignation arbitral aussi doit l’être, parce que tout cela est très étrange. »
Vous en voulez encore ? Mourinho a ensuite fait une liste des décisions arbitrales favorables à l’Atlético et au Barça depuis le début de la saison. « Il s’est passé de ces choses ces dernières semaines […], c’est risible, a lancé celui qui a quitté Benfica durant l’intersaison pour rejoindre la capitale espagnole. Ce sont beaucoup de choses qui s’accumulent. » Comme le retard pris en Liga, José.