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Le président du PSG visé par une enquête pour prise illégale d’intérêts

Droits TV : Le président du PSG Nasser al-Khelaïfi visé par une enquête pour prise illégale d’intérêts

PSGLe président du Paris Saint-Germain et de beIN Media Group est visé par une enquête préliminaire à Paris pour prise illégale d’intérêts sur les droits télé avec la Ligue de football professionnel (LFP)
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Souvenez-vous : février 2025, dans une vidéo d’une réunion des présidents de Ligue 1 concernant les droits TV, on entendait John Textor par de Nasser Al-Khelaïfi comme d’un « tyran » et ce dernier lui répondre qu’il n’était qu’un « cow-boy » tout juste débarqué en France. Révélée par l’émission de Complément d’enquête, elle avait sidéré le foot français et ses observateurs.

Investigations ouvertes en avril dernier

Le fond de l’histoire était de savoir si la Ligue de football professionnel (LFP) devait ou non accepter une offre de beIN Sports, dont Nasser est le patron, pour la diffusion d’une affiche de championnat contre 100 millions d’euros. Au cours de la discussion, Joseph Oughourlian, président du RC Lens, avait lâché : « Nasser, je pense que tu devrais respecter les autres présidents. […] Il faut que tu comprennes un concept qui visiblement vous échappe chez beIN, ou au PSG, ou aux deux, qui s’appelle le conflit d’intérêts. Tu intimides tout le monde. »

Eh bien c’est exactement pour cette raison que Nasser al-Khelaïfi, également président du PSG, est désormais visé par une enquête préliminaire à Paris pour prise illégale d’intérêts, a indiqué dimanche le parquet de Paris. Ces investigations, révélées par le journal L’Equipe, ont été ouvertes le 24 avril 2026 et confiées à la Brigade financière anti-corruption (BFAC), à la suite d’un signalement de l’association Anticor, a précisé le ministère public.

Selon une source proche du dossier, l’association de lutte contre la corruption reproche notamment au Qatarien d’avoir participé à cette réunion « relative à la validation de l’offre de beIN Sports, alors qu’il était également président de beIN Media Group ».

En agissant ainsi, Al-Khelaïfi a « pris un intérêt de nature à compromettre son impartialité, son indépendance ou son objectivité, dans une opération pour laquelle il avait la charge d’assurer la surveillance », a estimé Anticor dans son signalement, explique la source proche du dossier.

Accusations « sans fondement » pour la défense

Ces accusations sont vivement contestées par la défense. « Les allégations portées à l’encontre de Nasser Nasser al-Khelaïfi sont sans fondement : ni juridique ni factuel », a réagi dimanche auprès de l’AFP son avocat, Me Renaud Semerdjian. Son client « a toujours agi de manière indépendante, impartiale et objective, et ce, en toutes circonstances », a-t-il insisté.

Lors de cette fameuse réunion, la LFP avait finalement accepté l’offre de beIN. Al-Khelaïfi aurait « exercé de fortes pressions sur les autres présidents des clubs de Ligue 1, dans le but que l’offre proposée par beIN Sports soit acceptée » et sous-entendu « qu’il (était) à l’origine » de cette offre, affirme Anticor, d’après la source proche du dossier.