Incidents au Stade de France : Steve Rotheram « choqué » par la suppression des vidéos de surveillance... Revivez les auditions au Sénat en live

LIVE Après Gérald Darmanin et Amélie Oudéa-Castera la semaine dernière, c’est au tour du préfet de police de Paris et de la FFF de s’exprimer devant le Sénat après le chaos du Stade de France

Aymeric Le Gall
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Le maire de Liverpool témoigne devant la commission du Sénat.
Le maire de Liverpool témoigne devant la commission du Sénat. — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

L'ESSENTIEL

  • Après le chaos vécu au Stade de France, la commission des lois et de la Culture du Sénat enquête pour faire toute la lumière sur les événements. 
  • Didier Lallement s'est exprimé devant la commission dans la matinée, avant de laisser place aux membres de la FFF et au mire de Liverpool, M. Steve Rotheram. 
  • Le maire de Liverpool a dénoncé l'agressivité de la police française et les contre-vérités de M.Darmanin et M. Lallement au sujet des 40.000 détenteurs de faux billets.
     
17h25 : Passez une bonne soirée, plein de bécots et à bientôt pour de nouveaux lives (un peu plus sportifs, ceux-là) ! Bye la mif !
17h23 : On retiendra le témoignage très fort du maire de Liverpool qui a pointé du doigt les failles des autorités publiques et les contre-vérités du ministre de l’Intérieur et du préfet de police de Paris. Pour lui, la question des 30 à 40.000 supporters sans billets est une « blague », une manière de détourner l’attention sur les véritables responsabilités des autorités françaises et des forces de l’ordre. « Tout ceci n’est qu’un écran de fumée », a-t-il conclu.
17h22 : Et voilà, les auditions devant la commission du Sénat sont désormais terminées. Je vous remercie toutes et tous d’avoir passé la journée en notre compagnie. On va évidemment suivre avec la plus grande attention la suite de cette affaire qui, à n’en pas douter, est loooooooooin d’être terminée.

 

17h20 : « Les informations que nous avons eues sur les images vidéo supprimées nous interpellent également. S’il advenait qu’on n’ait pas demandé la sauvegarde de ces vidéos, alors cela soulèverait un vrai problème », conclut le président de la commission.
17h15 : La suppression des vidéos de surveillance, really ???

Rotheram : « Les vidéos de surveillance autour du stade ont été détruites ? C’est inquiétant, non ? Je ne comprends pas comment c’est possible d’en arriver là. Si c’est vrai que ces vidéos de preuves ont été écrasées, effacées, cela montre qu’il y avait un vrai problème par rapport à ce qu’on allait y découvrir. Je suis véritablement choqué. »

17h10 : Sur la question du hooliganisme (je me demande bien pourquoi il doit se justifier sur cette question puisqu'il n'y avait pas le moindre hools à Paris l'autre soir) : « Si vous voyez ce qu'il se passe en Premier League, vous verrez qu'il y a beaucoup moins de faits de violence que dans de nombreux autres pays. C'est à nouveau un écran de fumée ».
17h07 : Ah super, je vous qu'on est de retour sur la question des faux billets.
17h06 : Bon on est de retour au direct, mais du coup je n'ai aps entendu sa réponse sur les excuses attendues par Liverpool, le club, les supporters et la ville.
17h05 : Je suis désolé, mais là je n'y peux pas grand-chose. Si ça continue de merdouiller, je vais devoir arrêter ce live.
17h01 : Manque de pot, la vidéo en ligne sur le site a planté pile à ce moment-là. COMPLOT !!! (blague) Masi c'est dommage, on ne va pas entendre la réponse de Steve Rotheram. Je vais mettre LCP, mais c'est en léger différé.
17h : Un sénateur prend la parole. « Depuis ce matin j'ai entendu beaucoup de regrets de la part des reponsables, mais personne n'a encore exprimé d'excuses. Moi je veux savoir, M. le maire, si vous attendez des excuses ? »
16h55 : « Moi je connais bien la France et j'y reviendrai. Mais pour les gens pour qui c'était la première rencontre avec la police française, alors je ne suis pas sûr qu'ils y retourneront de sitôt », explique Rotheram.
16h50 : Après avoir reçu le soutien de plusieurs sénateurs et sénatrices, le maire de Liverpool les remercie.
16h45 : Le maire accuse le comportement de la police française

« J’ai vu des policiers qui cherchaient des problèmes, n’en trouvaient pas, se regroupaient et menaçaient plusieurs personnes avec leur matraque. S’il y avait eu des incidents graves, on aurait des images, mais elles n’existent pas car il n’y a pas eu de débordements. Je crois que Darmanin a essayé de tromper le public et les médias du monde entier. Accuser les fans de Liverpool, c’est une excuse assez facile pour dévier les problèmes de la mauvaise préparation des autorités français ».

16h43 : Michel Savin prend la parole pour soutenir le maire de Liverpool. Il explique que, comme lui, il ne comprend pas d’où sortent les chiffres de 30 à 40.000 et qu’il a eu beau poser la question aux responsables, il n’a jamais réussi à avoir une réponse claire.
16h40 : « Cette question des faux billets est une manière pour les autorités de ne pas chercher à comprendre les vraies raisons qui ont poussé à ce chaos », répète Steve Rotheram. Il témoigne aussi des nasses créées par les policiers français, qui ont bloqué les routes aux supporters avec leurs camions. Les policiers auraient demandé aux supporters d’escalader des barrières pour pouvoir passer. Or, pour faire cela, les fans devaient lâcher leurs effets personnels et c’est là qu’ils ont commencé à se faire détrousser par les bandes. Témoignage hyperfort !
16h35 : Ça tire à balles réelles du côté du maire de Liverpool

Le maire de Liverpool explique que si des milliers de fans de Liverpool se sont déplacés sans billets (comme c’est de coutume avec ce club) c’était pour aller dans la fan zone et profiter de la ville. Il explique que c’est le but d’une ville quand elle organise une finale de la Ligue des champions. « On pensait être les bienvenus et profiter du sens de l’hospitalité des Français, dit-il. Ou sont passées ces 40.000 personnes dès le coup d’envoi ? Elles se sont évaporées ??? ». « Comment avez-vous réalisé vos calculs sur le nombre de faux billets, au dos d’un paquet de cigarettes ? », popopo il sort l’artillerie lourde.

16h30 : Le président de la commission persiste sur cette question des billets papiers. « Si le problème vient de ces billets papiers, pourquoi a-t-on donné le droit au club de Liverpool de les avoir, ces famaux billets ? Il semble qu'ils soient autorisés, je ne comprends pas le sens de votre question », répond Rotheram.
16h27 : M. Rotheram parle des mensonges de Darmanin au sujet des 40.000 personnes détentrices de faux billets. Ce qui, au passage, a été répété toute la matinée et cet aprem par le préfet de police de Paris et la FFF.
16h25 : Ah ok, le second président de la commission passe sur ses propos et lui pose la question, primordiale, il est vrai, (NON), des billets papiers réclamés par le club de Liverpool. Réponse du maire : « C’est un moyen utilisé pour se servir des fans de Liverpool comme bouc émissaire ». Ok, le ton est donné.
16h21 : Il salue l’accueil des Parisiens la veille du match et souligne le changement d’atmosphère en arrivant à Saint-Denis. « On a constaté la présence massive et organisée des pickpockets et je me suis moi-même fait voler mes papiers, mes cartes, mon billet et mon téléphone ». « Mais ce n’est rien comparé à d’autres témoignages de personnes qui ont été victimes de vols beaucoup plus violents ». « L’attitude de la police a vite transformé cette belle journée en quelque chose de négatif. »
16h18 : Le maire attaque le formulaire de plaintes mis à la disposition des supporters

Steve Rotheram n’y va pas par quatre chemins. « Ce formulaire n’est pas un formulaire de plaintes contre le traitement de la police lui-même, alors que c’est l’un des plus grands maux qu’ils ont souffert. »

16h15 : « Nous vous recevons en qualité d’élu mais aussi en qualité de témoin et de supporter de Liverpool », dit M.Buffet, le président de la Commission des Lois du Sénat.
16h13 : On nous annonce « un problème technique ». Formidable.
16h12 : Entre les bugs liés à la visio et les soucis de compréhension entre nos chers politiques qui, c’est bien connu, maîtrise la langue de Shakespeare sur le bout de la langue, et M. le maire de Liverpool, je sens qu’on n’est pas arrivé.
16h10 : Wow la pause pipi était rapide ! Les sénateurs et sénatrices se rassoient, on va bientôt être en direct avec Liverpool.
16h07 : Bon, par contre si je dois traduire en direct, vous n’êtes pas couchés les enfants. Hier j’ai parlé avec un député travailliste de Liverpool pendant 20 minutes, hé bien il m’a fallu deux heures environ pour traduire ses propos. Car oui, l’accent du nord de l’Angleterre, ce n’est pas celui de Londres, permettez-moi de vous le dire. Après, n’y voyez là rien de mesquin, je suis de Bretagne et j’imagine que ce serait la même chose si un journaliste anglais devait traduire les propos de mes potes du bled.
16h06 : Le maire de Liverpool va maintenant s’exprimer en visio. Ce témoignage était très attendu par la commission (et nous-mêmes).
16h05 : Bon ben voilà, c'est fini. Au final comme je le craignais on en ressort avec plus de questions, de confusion et de doutes, que de réponses.
16h : Michel Savin relève une nouvelle contradiction, celle dont je vous parlais à 15h40 sur les flux retour des supporters après le coup d'envoi constatés par la SNCF. Celle-ci affirme que le flux était normal, contrairement à ce qu'a assuré Gérald Darmanin... « Une contradiction de plus ! », s'étonne-t-il. Et malheureusement, ces auditions auront soulevé plus de contradictions que de réponses.
15h55 : On parle des stylos qui détectent les billets aux portiques, bon ce n'est pas méga passionnant.
15h50 : Plus que dix minutes avant l’intervention de Steve Rotheram. Autant dire qu’on n’en saura pas beaucoup plus de la part de la FFF. Mais qu’importe, le témoignage de ce rescapé d’Hillsborough devrait être absolument capital dans cette journée.
15h47 : Une sénatrice regrette qu'on ne parle que des événements et non du match. « Du beau match », ajoute-t-elle. Elle ne l'a donc pas vu, CQFD.
15h45 : Le sénateur David Assouline parle des vidéos des caméras de surveillance du Stade de France qui auraient mystérieusement disparu. Ce sont les fameuses vidéos dont parlait Gérald Darmanin pour prouver le chiffre de 1110.000 personnes qu’il avance depuis le début. « C’est très grave », tonne le sénateur du Groupe socialiste.
15h42 : La seule ligne de défense, c’est donc cet afflux massif de personnes sans billets, ces 30 à 40.000 personnes dont on ne sait, bon sang de bonsoir, où elles sont passées ! Elément qui a maintes fois été remis en question par les témoignages sur place et les enquêtes journalistiques. Je trouve ça préoccupant.
15h40 : Mais où sont passés les 40.000 supporters mystères ?

Bon, ça parle des flux, nombre de bus, du RER, etc. Le Prevost assure et maintient qu’il y a bien eu 110.000 personnes acheminées vers le stade. Mais il ne sait où elles sont passées, hormis celles qui sont entrées au stade (70.000), et celles (environ 2.500) qui ont tenté de passer avec des faux billets. Il explique que la zone autour du stade est très vaste et qu’un flux anormal de passagers a bien été détecté dans les RER après le coup d’envoi du match dans le sens Saint-Denis – Paris. C’est à nouveau en contradiction avec ce que nous ont déclaré la SNCF et la RATP, comme on l’a répété dans notre podcast Zone Mixte.

 

15h32 : Les questions des sénateurs continuent, on aura ensuite les réponses, concise forcément, de la Fédé.
15h30 : Le président rappelle que le maire de Liverpool doit s’exprimer en visio dans une demi-heure et que donc il faut accélérer le rythme. Mais n’aurait-il pas fallu reprendre la séance plus tôt ? Je trouve ça étonnant. C’est la faute du rab à la cantine selon les organisateurs. La faute à la pause clope qui a trop duré, selon la police.
15h25 : Le sénateur Michel Savin revient sur le chiffre de 110.000 personnes dont a parlé Florence Hardouin, rappelant que les photos et vidéos prises à deux minutes du coup d’envoi montrent tout le contraire. « Sujet important puisque c’est ce qu’a brandi le ministre de l’Intérieur pour rejeter la faute sur les supporters de Liverpool », dit-il.
15h23 : Etrange que personne ne les relance sur ce sujet qui, à mon sens, est très important.
15h18 : « Une manifestation hors norme au niveau de la délinquance », explique Erwan Le Prevost, ce que confirment effectivement les vidéos que nous avons vues ces deux dernières semaines. Mais il ne répond pas au fait que Didier Lallement a dit le contraire de ce qu’ils ont affirmé il y a cinq minutes.
15h14 : Je suis impatient d’entendre leur réponse à cette question. Ça va venir.
15h12 : Le désaccord entre la FFF et le préfet de police soulevé par M.Buffet

« Je note une contradiction entre ce que vous nous dites et ce que nous a dit le préfet de police ce matin au sujet des délinquants, note le président de la commission (c’est ce que je vous disais un peu plus bas). On a besoin de comprendre. Deux avis différents pour des gens qui ont travaillé ensemble, ce n’est pas très clair. »

15h10 : « Quand vous nous poussez 12.000 à 20.000 personnes par heure alors que les conditions d’accueils aux points de préfiltrages prêtes », forcément ça crée des problèmes, dit en substance le responsable de la sécurité de la FFF.
15h08 : Erwan Le Prevost accuse la RATP de ne pas les avoir prévenus, la Fédé et la préfecture de police, qu’il y avait un décalage du flux de supporters du RER B vers le RER D.
15h05 : Dissonance entre le discours de la FFF et les témoignages des supporters

« La présence des délinquants a obligé les forces de l’ordre à intervenir en de nombreux points et à se détourner des abords du stade », dit Florence Hardouin. Ce n’est absolument pas ce qu’ont révélé les très nombreux témoignages de supporters sur place. C’est d’ailleurs tout le contraire de ce qu’a dit le préfet de police ce matin, qui a admis qu’il avait donné l’ordre de se focaliser sur les mouvements de foules des supporters aux abords du stade. Gloups…

15h : Bon on va clairement attendre les questions-réponses parce que là c’est difficilement résumable. C’est un fourre-tout de chiffres et d’infos détaillées à la queue leu leu.
14h58 : C'est pas une audition, c'est une présentation powerpoint là... J'en regretterais presque Jacques-Henri Eyraud.
14h55 : La directrice générale de la FFF rappelle qu’il y a eu beaucoup plus de faux billets qu’en temps normal (plus de 2.500 contre environ 300-400 habituellement pour ce genre de match), ce qui est incontestable.
14h50 : Florence Hardouin parle elle aussi de 110.000 personnes acheminées aux abords du Stade de France ce soir-là. Et voilà, on va repartir sur une  bataille de chiffre.
14h47 : C’est un propos liminaire un peu long. Didier Lallement était plus concis, je dois le lui accorder. « Nous ne sommes ni des novices ni des amateurs en matière d’accueil des grandes compétitions », dit-il avant d’ajouter : « Sans la grève du RER B, les faux billets et les comportements de certains individus, nous aurions réussi à accueillir cet événement sans problème de sécurité. »
14h45 : C’est Philippe Diallo qui prend en premier la parole du côté de la Fédé

« Je veux dire aux fans de Liverpool et du Real qui étaient venus en grand nombre supporter pacifiquement leur équipe, que les incidents sont déplorables. Le foot est un jeu, assister est un plaisir et il doit le rester. » Il rappelle que depuis l’inauguration du stade de France en 98, il n’y a jamais eu le moindre problème de sécurité. « En 24 ans, nous ne déplorons uniquement que deux très graves incidents, en 2001 à l’occasion du match France-Algérie, et bien sûr le 13 novembre 2015, lors de France-Allemagne et les attentats qui ont frappé Paris. »

 

14h38 : « Êtes-vous responsables, quelle est votre part des responsabilités, quelles sont les erreurs que vous avez pu commettre, avec 15 jours de recul maintenant ? », le président de la commission pose le débat.
14h36 : Voici les quatre membres de la Fédé présents au Sénat cet après-midi. Philippe DIALLO, vide-président, Florence HARDOUIN, directrice générale, Erwan LE PREVOST, directeur des relations institutionnelles et Didier PINTEAUX, responsable sécurité.
14h35 : Ah non, il me semble que ça a l'air de marcher. Enfin disons que j'ai le son. On s'en contentera.
14h30 : Et sauf erreur de ma part, la diffusion en direct sur le site du Sénat bug totalement. Ben voilà, super nouvelle non ?!
14h25 : Allez, c'est au tour de la FFF de passer au micro. En revanche je ne crois pas que ça sera diffusé sur LCP, ce qui ne m'arrange pas des masses.
13h30 : J'ai eu le temps de faire une lessive, de passer l'aspi et de manger. Et vous, tout va bien ? On se retrouve dans une petite heure pour la suite des auditions.
12h : On va faire comme ces messieurs et mesdames de la commission, on va se prendre une bonne pause pour aller manger et prendre un peu l’air. On se retrouve à 14h30 pour les auditions des membres de la FFF. Viendra ensuite le tour tant attendu du maire de Liverpool, Steve Rotheram, qui était au stade ce soir-là. Bon ap' la famille, à tout à l’heure !
11h55 : Hé bien voilà, c'est terminé pour ce matin. Enormément de choses ont été dites, on prendra le temps d'analyser tout cela à tête reposée. Car oui, je vous l'avoue, je suis rincé après deux heures de marathon de questions !
11h50 : Une question sur l'absence de répression contre les « casseurs »

Les fauteurs de troubles en marge du match ? « J’ai considéré que ce n’était pas le sujet du moment », répond le préfet de police, droit dans ses bottes. Ok… Les supporters anglais agressés et dépouillés seront ravis de l’apprendre. A ce titre je vous invite à lire ce témoignage glaçant du combattant de MMA et fan de Liverpool qui a assisté à des scènes complètement dingues et qui assure qu’à maintes reprises les forces de l’ordre sont passées devant sans intervenir.

 

11h45 : « Concernant ma situation personnelle, je ne crois pas que ce soit important dans le débat du jour et si vous le souhaitez, je vous répondrai en privé. » Relancé par la sénatrice, le préfet s’emporte : « Je suis un haut fonctionannaire, donc révocable chaque mercredi. C’est quoi votre problème, quoi ? »
11h42 : Les questions soint assez pointues, parfois pas forcément primordiales, je vais donc me focaliser sur les réponses de M. Lallement. C'est à son tour de parler.
11h38 : Nouvelle salve de questions, ça permet de souffler un peu car c'est sport à suivre, je vous jure.
11h30 : Des formulaires de plaintes « mal fichus »

Sur le formulaire de plaintes qui semble inadapté à la situation (et notamment aux plaintes concernant la police, puisque aucune case ne mentionne ceci). « C’est un formulaire standard, peut-être est-il inadéquat, je vais y réfléchir, vous me prenez un peu de court. J’ai pris la précaution de le faire traduire en anglais et en espagnol (sic). Peut-être fallait-il faire un formulaire plus en adéquation avec la situation. Il est compliqué, il est à la française. »

11h25 : Les gaz lacrymos ? Seule réponse contre des foules qui pressent

Sur le schéma national de maintien de l’ordre : « Je ne connais pas d’autres moyens quand une foule s’agglomère, que les deux que j’ai cités, le gazage et la charge. J’assume que le seul moyen ait été le gazage, répète-t-il. Le gazage était nécessaire et j’ai demandé qu’on gaze ».

Sur les abus de certains policiers : « Des abus, il en existe toujours. A ma connaissance il y en a deux. Il y a deux images qui étayent cela. On voit un fonctionnaire dans le stade qui gaze une personne qui s’approche et qui semble être un supporter anglais. Mais c’est toujours le problème des images, elles ne sont pas totalement complètes. »

11h22 : Didier Lallement a du pain sur la planche, je vous livre ses réponses au compte-gouttes. « Quand je vous dis que c’est un échec, c’est bien que je considère que nous avons eu des difficultés dans l’organisation de l’événement », répète le préfet de police.
11h20 : Les questions s’enchaînent. « Il y a une confusion entre gestion de foule et maintien de l’ordre, rappelle la sénatrice Marie-Pierre de la Gontrie. Il semble que dans d’autres pays, en Grande-Bretagne et en Allemagne notamment, les choses puissent être faites différemment. Ne croyez-vous pas qu’il y a un problème de ce point de vue là ? ».
11h15 : Un sénateur revient sur la responsabilité du préfet au sujet du nombre « des points de préfiltrages très insuffisants » qui ont conduit aux événements. On attend la réponse de Didier Lallement. Un autre évoque l’utilisation abusive des gaz lacrymo et le formulaire mis en place par les autorités pour porter plainte qui serait « mal fichu » et ne permettrait pas aux supporters de signaler ces faits-là.
11h10 : « Je m’inscris en faux par rapport à votre expression sur le tourbillon de troubles créé par la police. Ce n’est pas la police qui organise les troubles en manifestation », assure le préfet de police. Sur ce point, de nombreuses enquêtes journalistiques ont déjà traité cette question, je vous laisse libre de vous faire votre propre avis en les retrouvant sur le net. Je vous en mets tout de même un ci-dessous.

 

11h05 : Le sénateur évoque désormais la question de la doctrine française du maintien de l’ordre (mais toujours sans poser de questions). « Il ne faut pas prendre les parlementaires pour des imbéciles. Il y a un débat sur la doctrine du maintien de l’ordre (rapport aux propos du préfet sur la nécessité de l’utilisation du gaz lacrymo pour éviter les charges policières). On l’a souvent vu aussi en manifestation avec les nasses organisées par les forces de l’ordre qui, bien que ciblant les fauteurs de troubles, mettent dans le même panier des lambda parfaitement scientifiques ». Bon, c’était plus un édito politique qu’une question. On va voir ce qu’en dit M. Lallement.
11h : David Assouline (Groupe socialiste) soulève un point plus général, en lien avec l'organisation des futurs JO 2024 : « S'il y a plus de places accordées au VIP qu'aux supporters et que les prix des billets s'approchent parfois des 800 euros, on risque de se retrouver à l'avenir avec ce genre de problèmes » (puisqu'on exclue le peuple des stades, si je résume).
10h58 : Le préfet explique être incompris face aux questions des sénateurs qui lui demandent de revenir sur ses propos.
10h55 : Ça parle des briefings de sécurité en amont des matchs et de la chaîne de commandement. Pas grand-chose à signaler.
10h51 : Je sors des toilettes (je me suis lavé les mains, oui) et voilà que maintenant ça parle de stylo chimique (pour vérifier la validité) des billets. « Personnes n’a jamais dit qu’il y avait 70 % de faux billets », assure Didier Lallement.
10h50 : Selon le préfet de police, les 30 à 40.000 personnes sans billets n’étaient plus devant le stade (donc devant les caméras) mais ils étaient un peu plus loin, avant les barrages, loin des caméras de surveillance. Voilà qui va encore donner du travail à mes confrères fact-checkeurs.
10h48 : Le préfet est relancé à juste titre par le sénateur Michel Savin (LR) sur les chiffres avancés et rappelle que cette question n'a rien d'anodine mais qu'au contraire elle est primordiale. Et paf dans le bec !
10h45 : Y'a pas d'entracte au Sénat ? Tant pis, pause pipi pour bibi, sorry.
10h40 : Les chiffres avancés ? « Pas si importants », dit Didier Lallement

En substance, le préfet déclare que ce n’est « pas si important que ça » que le chiffre exact soit de 40.000, de 30.000 ou de 20.000. Non, non, c’est juste l’argument principal donné au lendemain du fiasco par le ministre de l’Intérieur pour justifier ces accusations contre les supporters anglais. Honnêtement, j’espère que les milliers de gens nassés, gazés, chargés et traumatisés ce soir-là ne comprennent rien au français…

10h38 : Le préfet met de l'eau dans son vin. « Le chiffre n'avait pas une vertu scientifique. Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait beaucoup plus de personnes que la contenance du stade. Peut-être me suis-je trompé dans le chiffre donné au ministre. Voilà, mais jamais je n'ai prétendu que ce chiffre était parfaitement juste, mais il semble refléter la situation aux abors du stade. »

 

10h35 : Allez, on va revenir sur le chiffre de 30.000 à 40.000 détenteurs de faux billets. « Vous savez que ce chiffre fait débat, lui dit le président de la commission. Ma question est toute simple : d'où vient ce chiffre ? Quelles sont vos sources au moment où vous les annoncez ».

Didier Lallement : « J'en suis le seul responsable, je vous le donne tel que nous l'avions au moment des événements. Il remontait des opérateurs en charge des transports en commun. Puisque ce n'est pas moi qui compte les voyageurs ». 

10h32 : Hé bé, c’est moins facile à liver qu’un match de foot ou de tennis. Je souhaite rendre hommage à mes collègues qui doivent liver chaque semaine des conférences de presse. C’est costaud bordel, faut être solidement accroché pour ne rien rater (ou le moins possible).
10h30 : On va passer au "jeu" des questions-réponses avec les auditeurs.
10h25 : Didier Lallement, fidèle à sa doctrine

Le ministre assume d’avoir dit aux policiers qui géraient les points de contrôle mis en place en amont du parvis de laisser passer la foule sous la pression, et ce afin d’éviter des « écrasements ». Et là on arrive dans du sublime. Jugez vous-même.

Les gaz lacrymo jetés sur la foule ? « Le seul moyen pour faire reculer une foule, sauf à la charger. Je le répète, c’est le seul moyen pour faire reculer une foule, sauf à la charger. Et je pense que ça aurait été une erreur grave que de charger des gens (…) Je reconnais qu’il y a eu des gens de bonne foi qui ont ainsi été gazés. Il y en a, des personnes de bonne foi ». En doute-t-il pour le répéter ainsi ? Ahlala, le maintien de l’ordre à la française, gaz lacrymo ou charge dans le tas, nada mas ! Certains experts de sécurité des autres pays (en Grande-Bretagne, notamment, qui a une doctrine totalement opposée à celle de la France) doivent s’étrangler.

10h18 : Didier Lallement assume toujours ce chiffre de « 30.000 à 40.000 supporters sans billets » devant le Stade de France. J’imagine les Anglais devant leur télé… Je rappelle que de nombreuses enquêtes ont montré que ces chiffres étaient, au moins douteux si ce n’est totalement farfelus.

 

10h15 : Le préfet persiste en accusant le club de Liverpool d’avoir encouragé leurs supporters à venir à Paris sans billets. Oui, mais dans la fan zone, là où il était prévu de les accueillir.
10h13 : « Je ne reviendrai pas longuement sur les causes de cette soirée », dit-il. C’est dommage, c’est quand même pour ça qu’on est là, cher préfet…
10h10 : Le préfet de police prend la parole. « Les fonctionnaires de police et de gendarmerie le font sous ma seule autorité et j’assume en totalité la gestion policière de la journée du 28 mai et j’en suis le seul comptable opérationnel », tient-il à préciser d’entrée. Il enchaîne ensuite en saluant « la police et les gendarmes qui ont fait preuve d’une énergie sans faille. Sans eux un drame aurait pu se produire ». Ça commence bien… Didier Lallement admet tout de même que cette soirée a été « à l’évidence un échec ».

 

10h06 : « Je rappelle que nous ne sommes pas contre la police et que nous comprenons ces difficultés, nous souhaitons simplement comprendre comment on a pu en arriver là », rappelle-t-il enfin. Le préfet va pouvoir prendre la parole.
10h04 : Il parle du gazage de foule pourtant calme et attend les réponses du préfet de police de Paris et attend des réponses à ce sujet. Sans parler des bandes de casseurs venus détrousser et agresser les supporters anglais et espagnols et qui, selon de nombreux témoignages, n’ont pas beaucoup été embêtés par les forces de l’ordre.
10h03 : François Noël-Buffet lance la matinée en mettant un premier tacle à Darmanin et ses explications boiteuses au sujet des 30 à 40.000 détenteurs de faux billets, qui seraient la raison principale du chaos du Stade de France.
10h02 : Bon allez je vais mettre Public Sénat, ça devrait être en live.
10h : Didier Lallement est censé se présenter devant les sénateurs à l’heure qu’il est là, seulement voilà, la chaîne sur le site du Sénat a du mal à se lancer. Mais don’t worry comme on dit dans le Sussex, ça va arriver.
9h55 : Cette phrase sonne tellement juste. "Vous avez choisi les mauvais supporters, la mauvaise ville, le mauvais club" (à qui vous en prendre). c’est vrai qu’en termes de lutte pour la vérité face aux mensonges de la police britannique après le drame d’Hillsborough, Liverpool a une petite expérience. Ils n’ont rien lâché pendant trente ans pour que la vérité éclate et que justice leur soit rendue, ils ne lâcheront donc rien ce coup-ci non plus.

 

9h45 : Les mots forts d’un député britannique présent au SDF

Avant de commencer, je vous invite toutes et tous à jeter un œil à notre interview d’Ian Byrne, le député travailliste de West Derby, à Liverpool, circonscription qui jouxte Anfield, rescapé d’Hillsboroough et qui était présent au Stade de France pour la finale avec son papa (70 ans). Son père s’est fait bousculer dans tous les sens et souffre aujourd’hui de troubles du stress post-traumatiques graves. Ian Byrne nous l’affirme, ils n’arrêteront pas leur combat pour la vérité tant que le gouvernement français n’aura pas reconnu sa (grosse) part de responsabilité dans le chaos de Saint-Denis et présenté ses excuses aux fans de Liverpool.

 

9h30 : Salut tout le monde, bienvenue chez nous pour suivre la suite des auditions devant le Sénat après le fiasco intersidéral de la finale de la Ligue des champions au Stade de France. Et ce matin, on demande à la barre M. Didier Lallement, préfet de police de Paris.
Salut les Sénatix ! Bienvenue pour ce live un peu particulier, loin des terrains de sport et proche de la rue Vaugirard, où siège le Sénat français. Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui on troque le short et le maillot contre un costard trois pièces et des lunettes double foyer pour assister à la suite des auditions des protagonistes des incidents du Stade de France, lors de la finale de la Ligue des champions Liverpool-Real. Après avoir entendu les (maigres) excuses de Gérald Darmanin et Amélie Oudéa-Castera, place aujourd’hui à notre chouchou, le délicieux préfet Didier Lallement, dont les explications sont très attendues par l’Europe entière après le fiasco de Saint-Denis.

» Suivez les auditions en live à partir de 9h30 sur notre site (et ramenez le popcorn)