Naples : Kalidou Koulibaly visé par des cris racistes pour la troisième fois de la saison

FOOTBALL Pas un mois ne se passe en Italie sans qu’un incident à caractère raciste ne vienne empoisonner le championnat de première division

A.L.G. avec AFP
Le défenseur napolitain Kalidou Koulibaly est régulièrement la cible de cris racistes dans les stades italiens.
Le défenseur napolitain Kalidou Koulibaly est régulièrement la cible de cris racistes dans les stades italiens. — Tiziana FABI / AFP

Le défenseur sénégalais de Naples Kalidou Koulibaly a de nouveau été la cible d’injures racistes à la fin du match à Bergame contre l’Atalanta (3-1), dimanche, dérapage contre lequel le club bergamasque a promis d’agir. « Tout comportement non conforme aux principes de civilité et d’éducation, défendus depuis toujours par ce club, sera combattu avec force », a promis l’Atalanta, lundi, sur son site web.

Une vidéo a circulé dimanche sur les réseaux sociaux où étaient audibles des injures racistes adressées à Koulibaly au moment où il quittait la pelouse après la rencontre. Le défenseur sénégalais a déjà été plusieurs fois la cible de tels comportements cette saison, notamment à Florence et plus récemment à Vérone.


Trop de faits pour si peu de sanctions

Il a reçu le soutien de la Fédération sénégalaise : « Comme à leurs tristes habitudes, certains supporters "bergamaschi"ont encore réédité leurs bêtises humaines en proférant des injures ignobles et racistes vis-à-vis de notre capitaine et leader Kalidou Koulibaly », a-t-elle écrit sur son compte Twitter, en estimant que « ces idiots écervelés n’ont pas leur place dans un stade ».

Le retour des spectateurs dans les tribunes cette saison, après une année de matchs à huis clos quasi complets pour cause de pandémie, s’est accompagné du retour des incidents racistes en Italie. Outre Koulibaly, son coéquipier nigérian Victor Osimhen et le gardien français de l'AC Milan Mike Maignan ont notamment été la cible de cris racistes. Malgré ça, les sanctions restent rares face à un phénomène pourtant endémique en Italie. En octobre, le capitaine de l’équipe d’Italie, le Toscan Giorgio Chiellini, avait confié sa « honte » après les insultes ayant visé Koulibaly à Florence.