Racisme en Bulgarie: L'UEFA est «déterminée à tout faire pour éliminer cette maladie du football»

FOOTBALL Le président de l'instance européenne, Aleksander Ceferin, s'est exprimé ce mardi après les graves incidents lors de Bulgarie-Angleterre

N.C. avec AFP

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Le président de l'UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin, lors du Congrès de l'instance à Rome, en février 2019.
Le président de l'UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin, lors du Congrès de l'instance à Rome, en février 2019. — Gregorio Borgia/AP/SIPA

Interpellée après les cris de singe contre les joueurs anglais noirs lors de Bulgarie-Angleterre, l'UEFA a assuré mardi qu'elle était «déterminée à tout faire pour éliminer» le racisme du football, soulignant que ses sanctions étaient «parmi les plus sévères». Londres a demandé mardi à l'UEFA des «punitions fermes» et de «se débarrasser une fois pour toutes» du racisme dans les stades.

Une frange du public présent à Sofia lors de la victoire de l'Anglettre (6-0), en match de qualification à l'Euro 2020, s'en est pris aux joueurs noirs de l'équipe d'Angleterre: le défenseur Tyrone Mings et les attaquants Marcus Rashford et Raheem Sterling. Ils ont également effectué des saluts nazis. A deux reprises, le match a dû être interrompu.

Dans un communiqué, le président de l'UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin a assuré que l'instance européenne est «déterminée à tout faire pour éliminer cette maladie du football». «C'est la seule instance dans le football à bannir des joueurs pour dix matchs pour comportement raciste, la sanction la plus sèvère existant dans ce sport», a-t-il rappelé.

Les gouvernements doivent aider les fédérations

En août, Kostiantyn Makhnovskyi, gardien de but ukrainien du club letton du FK Ventspils, a écopé de dix matchs de suspension pour «comportement raciste» lors d'un match de tour préliminaire de Ligue Europa disputé le 1er août sur le terrain de Gzira United FC (Malte).

Pour le boss de l'UEFA, «la famille du football doit travailler avec les gouvernements et les ONG pour déclarer la guerre contre les racistes». Mais «les fédérations de football ne peuvent pas régler le problème seules. Les gouvernements doivent aussi faire plus», a-t-il ajouté.