Ligue 1: Comment le FC Metz a bloqué Strasbourg et décroché le match nul en Alsace

FOOTBALL Méconnaissables en première période, les Grenats ont changé de visage à la pause pour ramener un point d’Alsace. Comment ont-ils fait ? Elements de réponse

Thibaut Gagnepain

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Fabien Centonze et les Messins ont changé de visage d'une période à l'autre.
Fabien Centonze et les Messins ont changé de visage d'une période à l'autre. — PATRICK HERTZOG / AFP
  • Les joueurs du FC Metz ont réalisé deux périodes bien distinctes, dimanche à Strasbourg. Sans changer de joueur à la pause...
  • Comment ont-ils fait ? « C’était dans la tête que ça n’allait pas, on était passif », a répondu leur entraîneur Vincent Hognon.

Pendant quarante-cinq minutes, ils étaient encore en Ligue 2… D’accord, le constat est sévère pour les Messins. Mais pas si injuste. Où étaient donc passés les Grenats en première période, ce dimanche à la Meinau ? Bougés, maladroits, ils servaient alors seulement de sparring-partner à des Alsaciens séduisants et logiquement devant à la pause (1-0).

Et puis, tout a changé à la reprise. Un rush d’Opa Nguette plein axe, Habib Diallo idéalement servi et voilà les Lorrains revenus dans la partie. Au score d’abord (1-1, 47e) mais surtout dans le jeu. Avec des changements de joueurs ? Un système nouveau ? Rien de tout ça !

« On était passif »

« C’était dans la tête que ça n’allait pas, on était passif », a expliqué l’entraîneur mosellan Vincent Hognon après la partie. « On n’allait pas chercher nos adversaires, on se replaçait trop bas. On jouait avec une certaine appréhension. Peut-être que certains jeunes étaient trop dans la retenue pour leurs débuts en Ligue 1… »

Le technicien a alors simplement demandé à ses joueurs « la même chose qui était prévue depuis le début de la partie. » Soit se battre et jouer assez haut afin de bloquer les mouvements alsaciens, souvent initiés depuis les côtés avec ce 5-3-2 atypique.

« On est qui on est »

« On a alors commencé à jouer et on s’est trouvé », apprécie Mamadou Fofana, qui a vu son équipe faire bloc. Oui, elle aurait pu craquer sur ce débordement de Liénard (52e) ou cette tête cadrée de Thomasson (67e). Mais ça n’aurait pas récompensé cette volonté de messine de couper les transmissions strasbourgeoises et de mieux quadriller le terrain afin de laisser un minimum d’espace. Et de jouer leur chance à fond sur quelques belles contre-attaques. D’ailleurs, Niane n’a vraiment pas été loin d’offrir la victoire aux siens en toute fin de partie (87e)… mais le ballon a touché le poteau.

« Dans l’engagement et la tactique, on n’a pas su se mettre au niveau de la Ligue 1 mais on a su réagir ensuite, c’est bien », apprécie le capitaine Renaud Cohade. « Il ne faut pas avoir de complexe, on est qui on est, conclut son entraîneur Vincent Hognon. Cette deuxième période doit nous aider à nous en persuader nous-mêmes. »