OL-Stade Rennais: «Un sentiment d’accomplissement», «un authentique exploit»… Les Bretons savourent leur qualif'

FOOTBALL Epatants vainqueurs au Parc OL mardi (2-3), les Rennais peuvent rêver d’un trophée lors de la finale de la Coupe de France, le 27 avril au Stade de France

Jérémy Laugier

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Auteur du but décisif en fin de rencontre, Ramy Bensebaini est ici félicité par ses coéquipers. JEFF PACHOUD
Auteur du but décisif en fin de rencontre, Ramy Bensebaini est ici félicité par ses coéquipers. JEFF PACHOUD — AFP
  • Le Stade Rennais a totalement mérité sa qualification pour la finale de la Coupe de France, en l’emportant mardi (2-3) au Parc OL.
  • Julian Stéphan s’est à la fois appuyé sur la perspective d’un match au Stade de France et sur la récente expérience européenne emmagasinée pour construire cet exploit.
  • Le 27 avril, les partenaires de Benjamin André devraient avoir le soutien de 25.000 supporters rennais au moment de défier le PSG ou Nantes.

Julien Stéphan a visiblement bien fait d’axer mardi soir une partie de sa causerie d’avant-match sur la perspective d’une finale au Stade de France. « Il nous a rappelé que ça n’est pas donné à tous les joueurs, dans une carrière, de disputer une finale, confie le milieu de terrain du Stade Rennais Jérémy Gélin. Il nous a demandés quels joueurs avaient déjà été au moins une fois dans ce stade mythique. Il n’y en avait que trois et le coach nous a annoncé qu’il voulait rajouter tout ce groupe-là. »

D’emblée conquérants au Parc OL (2-3 au final), les Bretons ont totalement mérité de découvrir l’immense enceinte de Saint-Denis, le 27 avril, pour y défier le PSG ou Nantes en finale de la Coupe de France. Portés par un percutant et inspiré Hatem Ben Arfa et délivrés par une frappe de Ramy Bensebaini (2-3, 81e), ils ont signé « un authentique exploit », selon leur président Olivier Létang.

« Nous aurons beaucoup de fierté d’emmener 25.000 Bretons avec nous »

« Il ne faut pas oublier que Barcelone, Manchester City et le PSG n’ont pas gagné ici, sourit celui-ci. Nous aurons beaucoup de fierté d’emmener 25.000 Bretons au Stade de France pour une grande fête, dans une fin de saison exaltante. » L’ancien directeur sportif du PSG mesure mieux que quiconque le chemin parcouru par le Stade Rennais, moins d’un an et demi après son arrivée au club.

« C’est sur un tel match qu’on voit que l’équipe a progressé et qu’elle a pris de la consistance, estime Julien Stéphan. On a un sentiment d’accomplissement même si la saison n’est pas terminée. » Et pour cause, après les deux fameuses finales de Coupe de France perdues face au voisin guingampais (2009 et 2014), les Rennais auront une nouvelle opportunité de remporter leur premier trophée depuis 48 ans. Et ainsi valider définitivement la fin de la période de lose, sur la lancée du beau parcours en Ligue Europa.

« Mais qu’est-ce qui nous arrive ? »

« Cette expérience européenne nous a probablement servis ce soir, indique d’ailleurs Olivier Létang. A Londres [3-0 pour Arsenal en 8e de finale retour de Ligue Europa], on n’avait pas joué ce match, on n’avait pas lâché les chevaux. J’espère qu’elle nous servira aussi pour la soirée du 27 avril. » Malgré des faits de jeu défavorables mardi, comme ce penalty plus que sévère sifflé contre Benjamin André (2-2, 75e), les Rennais ont su arracher leur billet pour le Stade de France et ainsi valider leur constante progression.

« C’est génial ce qui nous arrive, s’enthousiasme Jérémy Gélin. Il s’en est passé des choses en un an, avec cette qualif en Ligue Europa, ces matchs contre le Betis et Arsenal. Et là on va en finale après un vrai beau match de Coupe. Mais qu’est-ce qui nous arrive ? » A l’image de ce cri du cœur du milieu de 21 ans, c’est toute la Ligue 1 qui ne reconnaît plus son Stade Rennais cette saison.