VIDEO. OM: «Un café et je vais me planquer!», comment faire illusion au travail après une soirée de furieux au Vélodrome

FOOT ET RH Ivres virgule, ils bossent un lendemain de match de l'OM...

Jean Saint-Marc

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Bon, le secret c'est d'avoir un chef vraiment naïf.
Bon, le secret c'est d'avoir un chef vraiment naïf. — Paint / AFP
  • Soirée renversante au Vélodrome, avec une victoire dantesque de l'OM face à Leipzig (5-2).
  • Certains supporters de l'OM ont fait quelques excès, ce jeudi soir, qu'ils devront camoufler ce vendredi au bureau...

La nuit était déjà bien entamée. Ces quatre potes aussi. Quand on aime, on ne compte pas – surtout les tournées de pastis. « C’est férié demain ! L'OM a gagné, on est en demi-finale de Coupe d'Europe, c’est férié », répète, en hurlant, Sébastien. Son « collègue » Arthur entonne un «20 Minutes avec nous » et tente de nous faire payer une tournée générale. Avant de reconnaître que le réveil est dur, ce vendredi matin. « On bosse dans le bâtiment, donc on doit se lever. On se met des caisses avec ou sans match, on est foncedé pareil ! C’est une question d’entraînement ! »

Que c’est cruel de quitter le Vélodrome après un match pareil, un scénario renversant, cinq buts et la première fois que l’OM atteint le dernier carré européen en 14 ans. Cruel, donc, d’aller se coucher sans avoir débriefé tout ça en terrasse, autour du Vélodrome. La nuit est douce, il ne pleut plus, si ce n’est des tournées. « Je vais essayer d’être sage, mais c’est clair qu’il faudra un bon café pour lancer la journée », embraye Sébastien, un petit chanceux : il bosse en télétravail, ni vu ni connu.

Les conseils RH d’un habitué

Et pour les autres ? Il faut la jouer fine. Les yeux éclatés, l’haleine chargée, Robert nous théorise tout ça, façon consultant en relations humaines. Un consultant RH qui a, évidemment, honteusement changé son prénom pour ne pas se faire gauler par son patron, qui lit 20 Minutes (un brave homme) :

« J’ai pas préparé d’excuse, non. Je vais arriver au boulot, je vais me planquer un peu. Je vais prendre un café, deux cafés… Et puis bon, ça ira. En théorie, je bosse à 9 heures, mais on est dans une entreprise moderne. 9 heures, 9 heures 30, même 10 heures… Ça ira ! Le patron est marseillais ! »

A l’heure où l’on écrit ces lignes, il est bien trop tard pour passer un coup de fil à l’Insee Bouches-du-Rhône. Mais on imagine bien que le PIB local flanche les lendemains de matchs. D’ailleurs, « Robert » et ses potes, en bons jeunes cadres dynamiques, rêvent d’être plus productifs : « Dans ton papier, faut dire à la Ligue que le dimanche soir, c’est pas possible. Arriver en vrac le lundi matin, c’est plus gênant… C’est un vrai problème pour l’apéro, ces matchs à 21 heures ! »