Strasbourg, Valenciennes, Nancy… Avant Ben Arfa, ils ont fait confiance au magnétiseur Pierre Maroselli…

FOOTBALL Beaucoup de professionnels ont eu recours aux méthodes de l'ancien footballeur...

William Pereira

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Ben Arfa n'a pas été le seul footballeur a bénéficier des traitements de Maroselli
Ben Arfa n'a pas été le seul footballeur a bénéficier des traitements de Maroselli — FRANCK FIFE / AFP (BB pour le montage)

Décidément, Ben Arfa a le dos large en ce moment. Le quotidien L’Equipe révèle, dans son édition du jeudi, que l’international français aurait refusé de participer à l’Euro 2016 car il voulait être accompagné  de son magnétothérapeute (ou magnétiseur), l’ancien footballeur professionnel Pierre Maroselli. Une condition sine qua non que le sélectionneur Didier Deschamps aurait refusé. Et là, une seule question nous vient à l'esprit: pourquoi, Hatem ?

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D’abord, ça fait quoi, un magnéto-machin truc ?

D’après Wikipédia, le magnétiseur (qui n’est pas reconnu par le corps médical) utilise l’effet supposé du champ électromagnétique des aimants sur le corps humain afin de soulager certaines douleurs physiques.

Tout cela est flou. On a donc demandé plus de précisions à l’immense Grégory Pujol, qui a bénéficié des traitements de Pierre Maroselli quand ce dernier avait été mandaté par Valenciennes, en 2008-2009.

« Il passait une machine sur le corps des joueurs pendant plusieurs minutes, mais il n’y avait aucune autre manipulation. Il nous expliquait que ça agissait grâce au magnétisme. Nous n’y voyions aucun inconvénient. Vu qu’il n’y a aucun effet néfaste, on plonge sans se poser de questions. »

Youssouf Hadji a connu le loustic la même saison, mais du côté de Valenciennes, affiche lui son scepticisme. « Il y avait ceux qui y croyaient, ceux qui étaient accros à la thérapie, et les autres, comme moi. Il avait quand même tenu à ce que je passe le voir, mais bon...»

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Quand Jean-Marc Furlan payait Maroselli de sa propre poche

Hatem Ben Arfa est donc loin d’être le premier sur qui l’ancien Pierre Maroselli a exercé ce genre de pratiques. Jean-Marc Furlan, actuel entraîneur de Brest, a été l’un des premiers à croire aux compétences thérapeutiques du Corse, du temps où il entraînait le Racing Strasbourg, de 2007 à 2009.

« Il travaille sur des flux d’énergie bloqués pour les libérer », indiquait en 2008, l’ancien coach strasbourgeois, à l’Alsace.

« Il était venu à deux ou trois reprises de son propre chef la saison passée (en 2007-08). Là, c’est moi qui lui ai demandé de venir et qui le rémunère. C’est une expérience de six mois. »

« Il nous a aidés dans la course au maintien »

Si la science a du mal à évaluer l’efficacité d’une telle méthode, les résultats du Racing en 2008-2009 ne nous aident pas à y voir plus clair. Cette année-là, Strasbourg échouera à un point de la promotion en Ligue 1 et à trois d’un titre de champion de Ligue 2.

En revanche, pour José Saez, qui a connu le magnétiseur corse la même saison du côté de Valenciennes, il n’y a aucun doute possible : « Pierre est un gars super sympa qui nous a aidés à nous maintenir ».

« Ça prouve que Ben Arfa fait tout pour être compétitif »

Miraculeuse, la méthode Maroselli ? Certains le pensent, et notent que le retour en forme d’Hatem Ben Arfa, à Nice, coïncide avec le début de la collaboration entre les deux hommes. Au point de faire du Corse un homme vital à la bonne forme d’HBA pendant un Euro ? « C’est vrai que c’est surprenant », commente Grégory Pujol.

L’ancien gardien strasbourgeois Stéphane Cassard - qui a connu Maroselli en 2008 - comprend quant à lui Ben Arfa. « Ce genre de pratiques est courant, les joueurs et entraîneurs font souvent appel à tous types de préparateurs tout au long de la saison. A Strasbourg, j’avais par exemple moi-même demandé une autorisation au club pour pratiquer la fasciathérapie. Drogba faisait pareil. Le fait qu’il [HBA] ait recours à ces pratiques prouve qu’il fait tout pour être compétitif. » Ca devrait plaire à Unai Emery.