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Moussa Sissoko, ce «bon petit», fan des «Feux de l'Amour»

Euro 2016: Contre l'Allemagne, on mise sur Moussa Sissoko, le «bon petit» fan des «Feux de l'Amour»

FOOTBALLMoussa Sissoko pourrait être de nouveau titulaire jeudi lors de France-Allemagne, en demi-finale de l’Euro. Si le milieu ne fait pas toujours l’unanimité sportivement, humainement, il en va tout autrement…
N. S. et M. N.

N. S. et M. N.

Il y a des joueurs clivants. Et il y a Moussa Sissoko. Si son jeu, puissant mais pas toujours clairvoyant, peut irriter, la personnalité de l’international français, devenu titulaire au cours de cet Euro, fait l’unanimité. Et cela, depuis ses débuts au TFC, avec lequel l’actuel milieu de Newcastle a fait ses premiers pas en Ligue 1, à même pas 18 ans.​

​Ce 4 août 2007​, à Valenciennes, Nicolas Dieuze était son capitaine. « Moussa a toujours été un garçon à l’écoute, plutôt réservé, très bien éduqué, détaille l’ancien joueur de Toulouse et de Luzenac. C’était un bon petit. » Egalement Toulousain à l’époque, Laurent Batlles parle lui aussi d’« un très bon garçon ». « Je suis très heureux de ce qui lui arrive, c’est vraiment un mec bien », ajoute l’entraîneur de la réserve de Saint-Etienne.

T2 et PlayStation

Stéphane a encore mieux connu Sissoko. Cet ancien footballeur amateur a été son voisin et ami lors de ses jeunes années toulousaines. « On était une dizaine à habiter sur le même palier avec d’autres joueurs. On passait beaucoup de temps ensemble. Il est resté dans son petit T2 jusqu’à la dernière année avant son départ parce qu’il est hyper attaché à ses potes. Ce n’est que la dernière année qu’il s’est acheté un grand appart à Toulouse. Il a voulu mettre toutes les chances de son côté à ce moment-là et a soigné davantage son hygiène de vie, s’est couché plus tôt alors que nous, on jouait à la PlayStation jusqu’à parfois très tard. »

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Et derrière le gamin timide se cachait « un gros déconneur dans le cercle très privé ». « En bringue, ce n’est pas lui qui se montre, précise toutefois Stéphane. Par exemple, au début où il était pro, devant une boîte, il s’est fait recaler par les videurs. Il n’a pas utilisé son statut de professionnel au TFC. Il était recalé, point barre, il ne voulait pas batailler. Il ne se la raconte pas. »

Au-delà de ses qualités de joueur, c’est cette personnalité qui a fait de Sissoko un membre incontournable de l’équipe de France. « C’est quelqu’un de très bien dans un groupe, qui a la joie de vivre, rapporte Laurent Batlles. Après, il a fait le match qu’il fallait en poule (contre la Suisse) pour pouvoir gagner sa place. » Nicolas Dieuze acquiesce. « Des joueurs comme lui, il n’y en a pas beaucoup. Je suis presque étonné qu’il n’ait pas franchi le palier pour se retrouver dans un grand club européen. »

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A 26 ans, Sissoko n’a connu qu’un seul transfert : de Toulouse à Newcastle, en janvier 2013. La faute à ses lacunes techniques, malgré d’énormes progrès ? « Les critiques, il s’en fout royalement, observe Stéphane. Il sait qu’il n’est pas le mec le plus technique du monde mais il sait aussi pourquoi il est là. Il est sûr de ses qualités mais attention, c’est un gros bosseur. » Et (très) accessoirement, un fan de toujours des Feux de l’Amour. « On avait interdiction de rentrer chez lui après 13 h 15 car il regardait son feuilleton », sourit encore son ancien voisin de palier…