Euro 2016: Le préfet de police des Bouches-du-Rhône pointe «des failles de sécurité de l’UEFA»

FOOTBALL «L’UEFA supervise la sécurité à l’intérieur des enceintes », explique le préfet...

T.L.G.

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Bataille rangée entre supporters Russes et Anglais au stade Vélodrome, samedi.
Bataille rangée entre supporters Russes et Anglais au stade Vélodrome, samedi. — Thanassis Stavrakis/AP/SIPA

Après les violences des premiers jours de la compétition, Marseille reste sous tension. Laurent Nunez, préfet de police des Bouches-du-Rhône, est revenu sur les incidents en marge du match Russie-Angleterre, lors d’un entretien pour l’Obs.

« Le problème est surtout venu des Russes. On a vu déferler 200 hooligans, 200 connards qui ont profité du contexte festif et alcoolisé pour faire mal, en agissant de manière méthodique, sur un temps très court. Ce sont eux qui sont à l’origine de la plupart des violences physiques. Mais, au final, je le répète, nous n’avons eu qu’une heure trente de débordements graves, et ils ont été gérés avec beaucoup de professionnalisme », se défend le préfet. Il précise que les 200 individus « qui ont lancé une razzia sur Marseille nous étaient totalement inconnus », et ne faisaient pas partis de la liste transmise par les autorités russes.

« Pallier les failles du dispositif de sécurité de l’UEFA »

Concernant les incidents à l’intérieur du stade, Laurent Nunez pointe la responsabilité de l’UEFA. « L’absence de sectorisation physique des supporters dans les stades est actée depuis longtemps. Cela va à l’encontre de nos process habituels, mais c’est une exigence de l’UEFA qui, je vous le rappelle, supervise la sécurité à l’intérieur des enceintes », avance-t-il.

« Lors du match Russie-Angleterre, il y a effectivement eu une tentative d’intrusion des supporters russes ; les Anglais ont eu peur et ont cherché à partir, mais les stadiers ont réussi à faire tampon. Lors du match Islande - Hongrie, il y a eu à nouveau des problèmes, cette fois du côté des Hongrois, mais nous avons décidé d’intervenir avec des services spécialisés puis des CRS pour pallier les failles du dispositif de sécurité de l’UEFA ».

Le préfet de police ajoute que le match Pologne-Ukraine, classé à risque, n’entraînera pas d’évolution du dispositif policier.