Euro 2016: Ils rêvent tous d’un selfie avec Ronaldo, mais c’est une énorme galère

FOOTBALL Dure dure, la vie de fans de footballeurs...

Nicolas Camus

— 

Cristiano Ronaldo à l'entraînement avec le Portugal, à Marcoussis, le 9 juin 2016.
Cristiano Ronaldo à l'entraînement avec le Portugal, à Marcoussis, le 9 juin 2016. — Francisco LEONG / AFP

A Marcoussis,

Le centre national du rugby de Marcoussis a pris un gros coup de chaud, jeudi. Une centaine de personnes devant les grilles dès le début d’après-midi, un bon millier un peu plus tard, dans les tribunes du terrain d’honneur, en train de crier sous un soleil de plomb. Pour encourager les joueurs du XV de France avant qu’ils ne partent en tournée en Argentine ? Raté. Les Bleus étaient bien là, mais l’événement du jour, c’était l’arrivée de la sélection portugaise dans leur camp de base pour l’Euro.

«Portugaaaaal»
«Portugaaaaal» - N.CAMUS

Dans le lot, une écrasante majorité de maillots floqués Ronaldo. Evidemment. Le joueur du Real est la superstar de cette équipe. Il attire tous les regards, attise toutes les envies. De photos, notamment. Pour beaucoup, décrocher un selfie avec le capitaine portugais est un « rêve ». C’est en tout cas le mot utilisé par 90 % de nos interlocuteurs (statistique non contractuelle).

Mélanie, Andreia, Alison, Georgia et Sophie en font partie. « On en a trop envie ! C’est la première fois qu’on peut approcher un peu les joueurs, on est à fond, dit Mélanie. Les selfies, on fait que ça, partout, tout le temps. Alors là avec Ronaldo… » Pour se faire remarquer par CR7, le petit groupe a fabriqué une pancarte. Et si jamais ça ne suffisait pas, certaines ont un plan pour se rapprocher. « Si je laisse tomber mon portable [de la tribune], je serai obligée d’aller le chercher en bas, non ? », explique Alison en se marrant.

Si avec ça, CR7 ne fond pas...
Si avec ça, CR7 ne fond pas... - N.CAMUS

A côté, Nicolas et Bruno sont eux aussi au taquet. « Franchement, pour une photo avec lui, je suis prêt à sauter en bas, c’est clair, assure le premier. Peut-être vers la fin de l’entraînement, je sais pas. En tout cas si on en veut une il faut y aller franco. » Oui, mais non. Au bord du terrain, la police portugaise guette. Des stadiers sont également réquisitionnés. « On peut se reparler après si on réussit, mais ce sera sûrement au poste », sourit un autre supporter. Cet Euro fait l’objet d’une sécurité hors-norme, cela n’étonnera personne.

«Sur zone, stop. Tout est ok, stop»
«Sur zone, stop. Tout est ok, stop» - N.CAMUS

Ne reste donc plus qu’à espérer que les Portugais prennent quelques minutes pour eux avant de rentrer au vestiaire. Peine perdue. Quelques ballons dédicacés sont envoyés, quelques maillots d’entraînement distribués, mais c’est tout.

De toute façon, Ronaldo s’est éclipsé bien avant ses coéquipiers. Les supporters ont eu droit à un sourire et un pouce en l’air. C’est déjà ça, mais ça laisse un petit goût d’inachevé. « Ça faisait trois semaines qu’on y pensait », lancent Mélanie et sa bande avec une moue dépitée. Il faudra guetter les trois minutes où les joueurs s’arrêteront peut-être, en sortant du centre, un jour. Pepe et Nani, eux, n’ont pas ce problème.