Hooliganisme: Plus de 350 interpellations à la mi-saison en L1 et L2, un chiffre en forte hausse

VIOLENCES Plus de 350 interpellations de supporters ont eu lieu depuis le début de la saison en Ligue 1 et Ligue 2, un bilan en «augmentation significative»...

N.C. avec AFP

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Des agents de sécurité face aux supporters niçois, le 18 octobre 2014 lors du match de L1 contre Bastia, à Nice
Des agents de sécurité face aux supporters niçois, le 18 octobre 2014 lors du match de L1 contre Bastia, à Nice — Jean-Christophe Magnenet AFP

Plus de 350 interpellations de supporters ont eu lieu depuis le début de la saison en Ligue 1 et Ligue 2, un bilan en «augmentation significative», a indiqué mardi la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), réunie à Paris. Au total, 361 personnes (338 en L1, 23 en L2) ont été interpellées à mi-saison, à la fois dans et hors des stades, a détaillé Antoine Boutonnet, chef de la DNLH. Cette unité, créée en 2009 et dépendant de la police nationale, a enregistré une hausse de 100 interpellations par rapport à l'an dernier. Le principal motif est l'utilisation d'engins pyrotechniques.

Par ailleurs, 373 personnes sont à ce jour sous le coup d'une interdiction de stade, dont 233 par mesure administrative, également en «augmentation considérable», selon M. Boutonnet. «Le bilan à mi-saison est relativement satisfaisant par rapport à l'évolution sur les quatre dernières années», a estimé M. Boutonnet en marge d'un séminaire consacré à la lutte contre le hooliganisme dans les locaux de la Fédération française de football.

«Quelques signes d'inquiétude depuis quelques mois»

Il a toutefois souligné que trois matchs de L1, impliquant tous le SC Bastia, avaient été marqués cette saison par des violences entre supporters : Bastia-OM en ouverture le 9 août, Nice-Bastia le 18 octobre et Lyon-Bastia fin novembre. «Cinq ans après [la mise en place de la DNLH], on peut être satisfait. Il y a eu une amélioration assez sensible des chiffres mais il y a quelques signes d'inquiétude depuis quelques mois», a reconnu le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez.

«Le combat n'est jamais gagné, il ne faut jamais baisser la garde. Je suis décidé à poursuivre la politique de tolérance zéro envers la violence. Je crois au triptyque "identification, interpellation, sanction"», a ajouté M. Thiriez.