Coupe du monde 2018 : «On va se mettre une mine», les proches de Benjamin Pavard attendent son retour de pied ferme

FOOTBALL Les proches du joueur nordiste n'en reviennent toujours pas du titre de champion du monde décroché par leur protégé...

Francois Launay

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Benjamin Pavard fête la victoire des Bleus en coupe du monde
Benjamin Pavard fête la victoire des Bleus en coupe du monde — FRANCK FIFE / AFP
  • Inconnu il y a encore quelques mois, Benjamin Pavard est devenu champion du monde dimanche soir avec l’équipe de France
  • Le Maubeugeois, avec le Lillois Raphaël Varane, devient l’un des deux Nordistes montés sur le toit du monde
  • Une ascension express qui estomaque les proches du joueur

Vingt-quatre heures après, ils n’arrivent toujours pas à réaliser. Que ce soit chez ses potes ou chez ses formateurs, l’entourage de Benjamin Pavard peine à croire que leur petit protégé a remporté la coupe du monde.

« C’est le Graal. Tu fais ce métier pour remporter la coupe du monde. Tu rêves de ça gamin quand tu joues au foot avec tes copains dans ton jardin. Sauf que lui, il ne joue pas dans son jardin. Il l’a gagné en vrai » s’extasie Jean-Michel Vandamme, ancien directeur du centre de formation du Losc. Même émotion chez Mickaël Foor, son premier entraîneur dans le club nordiste.

« Jamais, on n’avait évoqué l’idée qu’il soit champion du monde »

« Il n’y a que 45 Français qui ont été champions du monde et parmi eux, il y a un gamin que j’ai accompagné. Je ne sais pas si je réalise vraiment. J’ai souvent eu des discussions avec lui et ses parents quand il était plus jeune. On se projetait pour savoir où il en serait dans quelques années. On se demandait s’il serait pro en Ligue 2 ou en Ligue 1. Mais jamais, on n’avait évoqué l’idée qu’il soit champion du monde et encore moins à 22 ans », sourit le formateur.

Pavard ne réalise toujours pas

Totalement ébahis par l’ascension express d’un joueur qui n’a découvert les Bleus qu’en novembre dernier, ses proches l’ont tous félicité à distance dimanche soir. Parmi eux, Corentin Halucha, son grand pote du centre de formation lillois, l’a eu rapidement au téléphone après le sacre.

« Il est fou. Il est heureux. Et on sent déjà que lui comme les autres joueurs ont déjà mis le pied dans un autre monde. On sent qu’ils ne réalisent pas encore. Ils sont avec leur famille en Russie, loin des supporters. Ils attendent beaucoup de ce qui va se passer sur les Champs-Elysées lundi après-midi », explique le défenseur du club belge des Francs-Borains.

Ses potes vont lui faire sa fête dans le Nord

Sacré champion du monde, le latéral droit des Bleus n’en revient d’ailleurs pas lui-même. « Il a réalisé qu’il venait vraiment de nulle part. C’est un truc de malade. Imaginez, il n’a jamais joué un match de coupe d’Europe ! Et il jouait en D2 allemande l’an passé ! Il s’est rendu compte qu’il avait tracé un chemin que personne n’avait tracé avant lui. Il y a peu de joueurs avec un si petit parcours qui ont été sacrés champions du monde en ayant été titulaire à presque tous les matchs », constate Corentin Halucha qui attend impatiemment le retour de son pote.

« On va fêter ça comme il faut »

« Il va revenir dans le Nord dans les jours qui viennent. On va se voir très vite pour fêter ça. Il n’y a aucun tabou. On va fêter ça comme il faut. Et on va se mettre une mine », se marre le pote d’un joueur qui n’a pas fini de raconter son épopée russe. Et de trinquer au trophée d’une vie… à seulement 22 ans.