«Je pourrai passer pro après les JO de Tokyo»... Sofiane Oumiha visera l'or olympique en 2020
INTERVIEW•Champion du monde et vice-champion olympique, le boxeur Sofiane Oumiha explique à «20 Minutes» pourquoi il a décidé de viser les JO de Tokyo plutôt que de passer professionnel…Propos recueillis par Nicolas Stival
L'essentiel
- Sofiane Oumiha a annoncé ce jeudi son choix de carrière pour les trois années à venir.
- Le Toulousain espère bénéficier de sa salle de boxe en mars 2018.
Il a hésité, mais il a fini par trancher et a officialisé sa décision ce jeudi. Récent champion du monde des poids légers (moins de 60 kg), Sofiane Oumiha ne passera pas professionnel tout de suite. Le jeune Toulousain de 22 ans visera l’or olympique en 2020 à Tokyo, quatre ans après sa médaille d’argent aux Jeux de Rio. Et Paris 2024 ? « C’est trop loin », sourit-il.
Pourquoi avez-vous choisi de poursuivre en boxe olympique ?
J’ai pesé le pour et le contre. Finalement, j’ai pris ma décision par rapport à mon âge. Je pourrai passer pro après les JO de Tokyo, je n’aurai que 25 ans…
Avez-vous beaucoup hésité ?
Oui. J’ai eu des propositions pour passer professionnel. Mais je suis finalement resté concentré sur mon objectif olympique.
Vous irez à Tokyo pour ramener l’or…
Oui. Mais avant d’aller au Japon, il y a plein d’étapes à franchir. Il y a les Jeux méditerranéens, les championnats d’Europe, du monde… Cependant, il est clair que pour un boxeur amateur, être champion olympique est la meilleure des choses qui puisse arriver.
Où en est le projet de salle d’entraînement à Toulouse, dans le quartier Papus ?
C’est lancé. Elle devrait être ouverte en mars. La ville et le maire Jean-Luc Moudenc me soutiennent dans mon projet.
Et au niveau du travail, à côté de la boxe ?
Je ne sais pas encore, il faut voir avec la Fédération française. Mais je peux dire que je représenterai la société Relais Colis dans le cadre de son « pack performance ». Cette entreprise va me suivre et m’aider.
Quelles sont vos prochaines échéances ?
Pour l’instant, je suis au repos, avant de reprendre l’entraînement avec mon cousin Mehdi Oumiha, dans la salle Léo-Lagrange à Toulouse. Je dois disputer les WSB (World Series of Boxing, dans l’équipe des Fighting Roosters dirigée par Brahim Asloum) début février, puis il y aura les Jeux méditerranéens en juin 2018 à Tarragone, en Espagne.


















