Ligue 1: A Montpellier, on veut que «La Mosson redevienne la marmite du diable»

FOOTBALL Pour la première fois de la saison, l'enceinte héraultaise sera à guichets fermés dimanche contre Lille...

A Montpellier, Christophe Castieau

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Les supporters montpelliérains contre Marseille, le 19 novembre 2011, à la Mosson.
Les supporters montpelliérains contre Marseille, le 19 novembre 2011, à la Mosson. — BORIS HORVAT / AFP

Ils préparent ça depuis des mois et ne s’attendaient certainement pas à jouer le titre le jour de leurs 20 ans. «Ce serait symbolique pour nous et pour notre club», espère Bouba, vice-président de la Butte Paillade, comptant 150 ultras dans ses rangs et les près de 400 nouveaux sympathisants. Dimanche devait être un jour spécial, il peut devenir historique. «Dans quelques années, on racontera qu’on a eu 20 ans le jour où Montpellier est devenu champion de France», rêve Bouba.

Un tifo exceptionnel

Ces passionnés se souviendront aussi que, il y a trois ans encore, ils n’étaient qu’une poignée à ne pas rater un match de Ligue 2. «Je penserais à ces matchs sous la pluie à l’autre bout de la France, avoue Bouba, mais il faut savoir profiter: je signe pour qu’on soit 25 000 à chaque match.» Dimanche, tout le monde est invité à participer à la fête, dès 15h sur l’Esplanade de Celleneuve, à quelques pas de la Mosson. Et c’est en cortège que la Butte Paillade ralliera le stade. Les plus ultras y seront arrivés dès 9h du matin pour préparer un tifo de 1 500 m2 exceptionnel. «Ultra, c’est un mode de vie, une passion qui se ne comprend pas mais qui se vit», explique l’un de ce noyau dur qui ne se quitte pas. Au point de perdre son boulot et plus encore. «Je ne vis que pour ça», martèle Bouba.

Une première à guichets fermés

Dimanche ils pousseront leurs joueurs avec la même force que toujours en espérant que toute la Mosson suive. D'autant que le stade montpelliérain sera à guichets fermés pour la première fois de la saison.« Qu’elle redevienne la Marmite du diable (leur emblème ndlr), que les gens chantent debout », appellent les ultras qui, le titre en poche, partiront faire la fête sur la Comédie, «plutôt qu’à Auxerre dans une semaine».