Quevilly: Contre Rennes, le «sorcier» Régis Brouard a encore frappé

FOOTBALL L'entraîneur normand a été décisif pour Battre Rennes (2-1) et qualifier son équipe en finale...

A Caen, Antoine Maes

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Régis Brouard, l'entraîneur de Quevilly, le 11 avril 2012, au stade D'Ornano de Caen.
Régis Brouard, l'entraîneur de Quevilly, le 11 avril 2012, au stade D'Ornano de Caen. — A.Gelebart/20Minutes

«Je l’appelle le sorcier». Michel Mallet, le président de Quevilly, ne touche plus terre mais sait très bien à qui il le doit. Régis Brouard, coach de National, va emmener une joyeuse troupe de Normands défier l’OL, le 28 avril prochain, en finale de la Coupe de France. Après l’OM, c’est Rennes qui s’est fracassé l’ambition sur la muraille jaune et noir. «Il y a une véritable étoile autour de ce club. Et elle continue de briller», souligne le tacticien.

«Ce qu’ils ont vécu, c’est ce qu’il leur a dessiné pendant dix minutes»

Et si elle brille autant, c’est en grande partie grâce à lui. «On a mal débuté, et à la mi-temps, le discours du coach a été déterminant. Franchement, on peut le remercier», raconte Alexandre Vardin, le défenseur quevillais. «Des images ont été tourné à la pause, quand vous entendrez les paroles de Régis Brouard, il a écrit le scénario de la deuxième période. Ce qu’ils ont vécu, c’est ce qu’il leur a dessiné pendant dix minutes», assure Michel Mallet.

Régis Brouard, lui refuse l’étiquette qu’on lui colle. «Il fallait les rassurer. Je leur ai dit que le scénario était favorable. Je le pensais sincèrement. La situation pouvait vite se retourner avec ce stade. En y mettant plus de folie», raconte celui qui a vécu son match des tribunes, puisqu’il purgeait son 4e match de suspension.

«Dites moi quel entraîneur n’a pas envie d’aller entraîner au-dessus?»

Plus que jamais, le chef de meute quevillais est au centre des attentions. En Normandie, il lui reste deux ans de contrat. Mais il n’est pas dit qu’il sera toujours là l’an prochain. «C’est un garçon voué à une bonne carrière. Son téléphone va sonner surement plus que d’habitude. S’il a une vraie belle opportunité, ce n’est pas le président qui se mettra en travers de la route», assure Michel Mallet. «Dites moi quel entraîneur n’a pas envie d’aller entraîner au-dessus?, lui répond Brouard. Je n’y pense même pas. Je m’en fous royalement. Aujourd’hui.» Demain, ce sera sans doute autre chose.