Pascal Martinot-Lagarde: «J'ai montré qui je suis»

ATHLETISME A 20 ans, le sprinteur de Neuilly-Plaisance a pris le bronze sur 60m haies aux championnats du monde en salle à Istanbul...

Propos recueillis par Bertrand Volpilhac

— 

Pascal Martinot-Lagarde lors des championnats du monde en salle à Istanbul, le 11 mars 2012
Pascal Martinot-Lagarde lors des championnats du monde en salle à Istanbul, le 11 mars 2012 — SPA/WENN.COM/SIPA

Le sprint français connaissait déjà Christophe Lemaitre ou Jimmy Vicaud, il devra désormais faire avec Pascal Martinot-Lagarde. A 20 ans, le pensionnaire du club de Neuilly-Plaisance vient de remporter ce week-end la médaille de bronze du 60 mètres haies aux championnats du monde en salle à Istanbul. «Euphorique», le natif de Saint-Maur-des-Fossés s’avoue plein de fierté mais aussi d’ambitions avant les prochains Jeux olympiques de Londres.

Quelle a été votre première réaction avec la médaille autour du cou?
Franchement? Aucune idée (rires). En fait, j’ai beaucoup pleuré en passant la ligne d’arrivée car j’avais perdu. J’avais tellement un esprit de guerrier, qu’il n’y avait que l’or qui m’intéressait! Et puis je me rends compte que je suis troisième et j’applaudis, je suis très content de ma troisième place. C’est ma toute première sélection chez les séniors, c’est énorme!

Vous avez été champion du monde junior en 2010. Vous progression est plutôt linéaire…
Je franchis encore une étape. Je m’attendais à faire quelque chose d’énorme, je savais que j’avais une chance à jouer, mais le réaliser, ça m’a bluffé. Finalement, j’ai eu plus peur en série, car c’était la première fois dans une telle compétition, qu’en finale.

Maintenant, le prochain objectif, c’est Londres sur 110 mètres haies?
Ça va être trop bien! J’ai un départ un peu en retrait sur les autres, donc je préfère que la course soit plus longue. Si je vais aux JO, je vise une finale, un podium, très haut, parce que ce sont mes rêves et que j’ai envie de les toucher. Ce week-end, j’ai montré à mes adversaires qui je suis. Je ne me mets pas de barrière, pas de limite. Rien ne pourra me freiner à part moi-même.

Votre vie va changer désormais?
Non. Je suis encore mon cocon. Patricia Girard [son entraîneur, ancienne championne du 110 mètres haies, ndlr] m’a dit: «Ça c’est que des cacahuètes! C’est que le début, il ne faut pas s’arrêter à ça.»