Ligue des Champions: Pour Souleymane Diawara, un choc et ça repart

FOOTBALL L'incorrigible défenseur de l'OM attend l'Inter Milan avec impatience pour chasser les doutes...

A Marseille, Romain Canuti

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Le défenseur marseillais Souleymane Diawara, le 18 février 2012, au Stade Vélodrome.
Le défenseur marseillais Souleymane Diawara, le 18 février 2012, au Stade Vélodrome. — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

De son propre aveu, Souleymane Diawara n'est pas le footballeur qui regarde le plus de matchs une fois chez lui. A son arrivée à l'OM, il avait déclaré vouloir rencontrer en ligue des Champions «l'Inter Milan parce qu'ils ont un grand attaquant, Ibrahimovic». Il ignorait que le Suédois avait signé quelques jours plus tôt à Barcelone. Cette année, il s'est mis à la page. «J'ai vu, maintenant ils ont Milito». Le stoppeur est de toute façon attendu sur un autre terrain.
 
«L'Inter ressemble à l'OM»

Chambreur et fêtard, Diawara est surtout apprécié de ses entraîneurs pour son goût de la compétition. Depuis son retour en Ligue 1, à Bordeaux, en provenance de Charlton en 2007, il n'a pas fini au-delà de la deuxième place en championnat, étant rarement décevant dans les grands rendez-vous. Présenté comme vieillissant face à la recrue N’Koulou en début de saison, il a rapidement fait taire les sceptiques, s’associant à merveille avec le Camerounais, se faisant même prolonger son contrat d'un an. Depuis son retour de la CAN, où il s'est fait sortir prématurément avec le Sénégal, certains se remettent néanmoins à douter: auteur d'un but contre son camp face à Lyon, il a vu Valenciennes égaliser samedi sur corner, dans son royaume.

«Il y avait trop de regret l'an dernier dans le vestiaire de Manchester»

Déçu, il fait le dos rond, ne mettant pas la faute sur une défense remanié par son entraîneur: «Je m'en fous de qui joue, qui joue pas. Je dois me concentrer et bien défendre». Heureusement, un gros rendez-vous se profile. «Contre l'Inter, je me fais aucun soucis sur notre engagement, avec cette équipe, on peut aller à la guerre, sourit-il, notant tout de même que l'Inter ressemble à l'OM du début de saison. Nous aussi on était au fond du trou en championnat, mais en coupe d'Europe, on répondait présent». En tout cas, il promet au public de ne pas trop les respecter. «Il y avait trop de regret l'an dernier dans le vestiaire de Manchester. On avait le sentiment d’être passé à côté de quelque chose. Là, on va jouer le coup à fond, on ne va pas attendre le match retour». En espérant qu'à son moment là, il connaitra encore mieux son adversaire.