Football: Le plan de Laurent Blanc pour récupérer les mutins de Knysna

FOOTBALL Laurent Blanc et Marino Faccioli, directeur administratif de l'équipe de France, ont eu recours à un plan rigoureux pour tenter de réduire les sanctions prises à l'encontre d'Evra et Ribéry...

S. B.

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Patrice Evra le 23 mars 2011 à Clairefontaine.
Patrice Evra le 23 mars 2011 à Clairefontaine. — F.Fife / AFP

Certains lui prêtent une relation sulfureuse avec le président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graët. Un rapport froid, potentiellement responsable du flou qui règne sur l’avenir du sélectionneur des Bleus après l’Euro 2012. Peut-être. En attendant, une chose est sûre, Laurent Blanc entretenait une toute autre relation avec Fernand Duchaussoy, ancien président de la FFF. Agacé au plus haut point par les suspensions infligées aux mutins de Knysna, le «Président» aurait tout tenté pour réintégrer Patrice Evra et Franck Ribéry à l’effectif des Bleus le plus rapidement possible. Selon L’Equipe, qui s’est procuré une note interne d’août 2010, rédigée par Marino Facicioli, directeur administratif de l’équipe de France, et destinée à Fernand Duchaussoy, ancien président de la FFF et Jacques Lambert (directeur général de la FFF), un stratagème aurait été mis au point afin de réduire les sanctions des deux joueurs.

 Un plan en trois parties

Carré, le plan de Marino Faccioli tenait en trois points. Selon lui, il s’agissait, dans un premier temps, de tenter une «confusion des peines». Dans cette optique-là, le directeur administratif des Bleus invitait les joueurs à faire appel des décisions prises à leur encontre. Du juridique, Faccioli est passé à la communication. Sa deuxième idée était simple, mais efficace: faire appel à des grands noms du football français pour s’insurger contre les suspensions. A ce petit jeu-là, Aimé Jacquet, Guy Roux et Michel Hidalgo ont tous été sollicités. Enfin, dernier point de cette étonnante méthode qui, contrairement aux deux autres, n’a pas été mis en place, Faccioli et Blanc militaient pour que les joueurs ne passent pas devant la commission d’appel avant le match contre la Roumanie. De cette manière, ils auraient été suspendus pour les matches amicaux de novembre et février. Visiblement prêt à tout pour imposer ses vues sportives, Laurent Blanc pourrait payer cher ce manque de transparence, à une époque où, même plus d’un an après le drame du football français, la plaie de Knysna n’est pas encore cicatrisée.