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Mondial de hand: L'équipe de France bute sur la Norvège en finale

Mondial de hand: L'équipe de France bute sur la Norvège en finale

HANDBALLLes Bleues s'inclinent 24-32 le quittent le championnat du monde avec une nouvelle médaille d'argent...
R.S.

R.S.

Même les soufflantes mémorables d’Olivier Krumbholz n’y ont rien fait. Le sélectionneur de l’équipe de France espérait peut-être une réaction d’orgueil, un sursaut miraculeux pour voir ses filles réaliser le même exploit qu’en 2003 et ne pas buter, comme en 2009, sur la dernière marche mondiale. Mais au terme d’une finale où elle n’a fait illusion qu’une poignée de minutes (24-32), l’équipe de France a finalement laissé l’or à la Norvège, déjà détentrice des titres olympique et européen. «On n’avait pas les armes, regrettait Krumbholz au micro de Sport+ à l’issue du match. On était trop faibles pour les inquiéter. On a été battues par beaucoup plus fortes que nous. Les cadres sont fatiguées. On n’a pas eu les rotations qu’on espérait.»

Le coach historique des Bleues aurait peut-être envisagé une autre couleur de métal si sa défense n’avait pas pris l’eau sous les assauts norvégiens. Si Lacrabère et Ayglon, rayonnantes jusqu’en finale, n’étaient pas passées à côté de leur match. Et si les Bleus avaient pu compter sur Pineau (victime d’une rupture des ligaments croisés) et Signate (touchée au plancher orbital), les deux grandes blessées de la cette campagne. «Il n’y a pas eu photo, reconnaît Raphaëlle Tervel, déçue de ne pas avoir réalisé l’exploit. Il nous manquait beaucoup de choses, elles nous ont marché dessus. Ce sera pour les Jeux olympiques, cette médaille d’or.»

Un jeu collectif et un état d’esprit conquérants

Avant cela, il faudra obtenir son ticket pour Londres, ce qui passera nécessairement par un tournoi de qualification organisé en France. Les Bleues retrouveront la Roumanie, le Montenegro et, a priori, le Japon, pour les 26, 27 et 28 mai dans ce match à quatre où seules les deux meilleures nations embarqueront pour les JO. Les coéquipières d’Amandine Leynaud s’y avanceront avec quelques certitudes, entrevues pendant dix jours à Sao Paulo. Hormis un accroc face au Brésil en poule, cette équipe est montée en puissance, s’appuyant sur un jeu collectif et un état d’esprit conquérants.

Défensivement, les Bleues ont prouvé qu’elles étaient parmi les meilleures au monde. Un exercice où elles font parler leur force physique et leur solidarité. «Il n’y a pas de stars chez nous», aime aussi répéter le sélectionneur français, qui explique ce parcours presque parfait par les qualités humaines de ses filles. A ce titre, elles partagent au moins un point commun avec les «Experts», surnom donné aux gloutons du hand masculin. Pour que la comparaison soit réellement valable, il ne leur manque plus que les étoiles.