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Equipe de France: Comment réussir son intégration, avec Olivier Giroud

Equipe de France: Comment réussir son intégration, avec Olivier Giroud

FOOTBALLLeçon d'intégration en sélection nationale avec l'attaquant montpelliérain...
A Clairefontaine, Antoine Maes

A Clairefontaine, Antoine Maes

Clairefontaine, les survêtements, la Marseillaise. Pour les bizuths, il y a beaucoup de coutumes à respecter quand on rejoint pour la première fois le saint des saints du foot français. C’est le cas du montpelliérain Olivier Giroud, qui pourrait honorer vendredi contre les Etats-Unis sa première cape avec les Bleus.

Respecter les codes – On ne débarque pas dans un stage comme dans un supermarché. C’est donc armé de sa timidité qu’Olivier Giroud s’est présenté à Clairefontaine, lundi matin. «Je suis arrivé par la petite porte, je ne connaissais pas l’entrée principale, on a dû venir m’ouvrir», s’amuse le Montpelliérain. Et alors que le rendez-vous était fixé à 11h30, il est arrivé très en avance. «Au début, c’est toujours comme ça, et puis quand on s’installe, on finit par arriver à la bourre», remarque Laurent Blanc. Pris en charge pour les équipements, il n’a pas coupé dans la foulée à sa conférence de presse en bleu. Avant de passer au bizutage obligatoire de ses petits camarades: chanter devant le reste de l’équipe le soir au diner. «Du Joe Dassin», glisse l’attaquant, qui voulait réserver le titre du morceau à ses coéquipiers. Vu l’adversaire, on met une pièce sur «L’Amérique».

Se trouver des soutiens – Cette semaine en équipe de France, Olivier Giroud ne doit pas la passer seul dans son coin. Logiquement, on se rapproche de ceux qu’on connaît déjà. «Dès que je suis arrivé, je suis allé voir Laurent Koscielny dans sa chambre. C’était mon compagnon de chambrée quand on jouait à Tours», raconte le néo-bleu. Il peut aussi compter sur un staff à forte connotation héraultaise. «Jean-Louis Gasset, qui est montpelliérain, me met à l’aise», raconte Giroud. Mais il faut obligatoirement élargir son horizon. «J’ai joué contre Alou Diarra. Kevin (Gameiro), on avait eu l’occasion de discuter avant qu’on en prenne trois», poursuit le buteur.

Être humble mais pas transparent – Socialement, les premiers pas en équipe de France se font sur un fil. On ne parle pas forcément à Geoffrey Dernis comme à Florent Malouda. Il faut se vendre mais sans se vanter. «Je vais être à l’écoute des conseils. Mais il ne faudra pas être spectateur, il faudra agir», insiste Olivier Giroud. Il faudra aussi oublier le poids du maillot bleu, au cas où il jouerait. «J’ai quand même une bonne capacité d’adaptation. Il ne faut pas que je sois intimidé, je dois mettre l’émotion de côté. Et puis je suis plutôt altruiste, pas du genre à dribbler trois joueurs», poursuit le Montpelliérain. «Il faut qu’ils lâchent les gaz», a demandé Laurent Blanc à ses joueurs. un message qui s'adresse particulièrement à Olivier Giroud.