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F1: Sebastien Vettel, le titre de la confirmation

F1: Sebastien Vettel, le titre de la confirmation

FORMULE 1En étant déjà sacré champion du monde à quatre courses de la fin de la saison, il rappelle un certain Schumacher...
J.L.-M. avec agences

J.L.-M. avec agences

Ce n’est pas un hasard si la presse allemande l’a affublé du sobriquet «Baby Schumi». Même nationalité, même vista sur un circuit que son illustre aîné. Sébastian Vettel a remporté dimanche son deuxième titre de champion du monde consécutif, au terme du Grand Prix du Japon. Parti en pole position pour la 12efois cette année, le pilote Redbull n'a pris aucun risque et s'est contenté de terminer sur la troisième marche. Il ne lui manquait plus qu’un point pour conserver son titre, autant dire que le suspense n’était pas immense.

«Je n'en suis qu'au début»

Un peu comme à l’époque de son aîné et idole, Michael Schumacher. L'hégémonie Vettel-Red Bull fait écho à la suprématie de Schumacher-Ferrari de 2000 à 2004. «Il serait assez ridicule de me comparer à ce niveau de ma carrière à quelqu'un comme Michael. C'est une légende. Il est l'un des meilleurs que le sport ait vu. Je n'en suis qu'au début. Je suis loin de Michael», glissait-il en conférence de presse en Chine en 2010, alors qu'il avait déjà gagné six fois en F1. Avec deux titres de champions du monde, il est en effet encore loin des 7 titres gagnés par Schumi (94, 95, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004) mais il multiplie comme les records, comme son aîné.

Vettel intouchable

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors que quatre Grands Prix restent encore à disputer, Sebastian Vettel (seulement le neuvième pilote à remporter deux titres consécutifs) compte désormais 114 points d'avance sur Button, un retard que le Britannique ne pourra plus combler. Schumi, période écurie rouge au cheval qui se cabre, tuait chaque année la saison de F1 en se plaçant presque systématiquement sur le podium (jamais mois de 12 fois entre 2000 et 2004). Et lorsque la reconnaissance vient du sextuple champion du monde... «Je voudrais féliciter Sebastian et toute son écurie pour l'année exceptionnelle qu'ils vivent. C'est très émouvant de le voir champion à nouveau, je suis très heureux pour lui et un peu fier aussi.» De quoi désespérer les autres coureurs qui ne peuvent se partager que les miettes, ou de lasser le téléspectateur pour qui les jeux sont déjà faits.