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Raphaël Lakafia: «J'aime bien me poser seulement des questions utiles»

Raphaël Lakafia: «J'aime bien me poser seulement des questions utiles»

COUPE DU MONDE DE FRANCELe Wallisien de l'équipe de France affronte samedi ses «cousins» des Tonga...
A.P. à Auckland

A.P. à Auckland

De notre envoyé spécial à Auckland,

Convaincant contre le Japon pour sa première sortie en Coupe du monde, le troisième-ligne centre rongeait son frein après deux matchs passés dans les tribunes. Le benjamin des Bleus (22 ans) récupère une place de titulaire au meilleur des moments et paraît désormais avoir une longueur d’avance sur son concurrent, Louis Picamoles.

Marc Lièvremont a annoncé que l’équipe alignée contre les Tonga serait sans doute celle du probable quart de finale. Avez-vous l’impression d’avoir gagné une place de titulaire?
Vous savez je vois à très court terme. Je ne me projette pas après ce match contre les Tonga parce qu’on ne sait pas s’il y en aura un autre après. Je reste d’abord concentré sur les Tonga.

Après avoir passé les deux dernières rencontre en tribunes, avez-vous pensez que votre Coupe du monde était déjà finie?
Non. Le staff a toujours mis en avant sa volonté de faire tourner l’effectif. La preuve puisque je débute contre les Tonga. A mon poste, je sais qu’entre Louis Picamoles et moi, l’un est forcément sur le terrain et l’autre dans les tribunes. Il n’y a pas de place pour nous deux dans le groupe. C’est une situation compliquée à gérer mais je comprends ce choix.

Craigniez-vous de manquer de rythme après ses 15 jours sans jouer?
On a quand-même bien préparé cette Coupe du monde en amont, mais avec deux sélections j’ai le sentiment d’avoir mes repères dans cette équipe. Quand on revient de blessure, on est dans la même situation concernant le temps de jeu. Je suis resté impliqué aux entraînements et je ne vais pas commencer à me chercher des excuses.

On vous présente souvent comme le perce muraille que l’équipe de France attendait. Est-ce un problème pour vous d’être réduit à cette dimension physique?
C’est une vision arrêtée mais mon rôle va bien plus loin. J’essaye d’abord d’avoir une grosse activité sur le terrain. J’évite de trop me prendre la tête avec ce genre de questions, je ne vais pas aussi loin dans mes réflexions. J’aime bien me poser seulement des questions utiles.

Pour vous qui êtes wallisien d’origine ce match contre les «cousins» du Tonga a-t-il une importance sentimentale particulière?
J’ai toujours soutenu les équipes du Pacifique quand j’étais plus jeune. Elles me rappellent mon père (NDLR : Jean-Paul Lakafia ancien recordman de France du javelot). Même si ça reste un match comme un autre, il y a un petit plus. J’ai déjà affronté les Samoa avec l’équipe de France des moins de 19 ans. J’en garde d’ailleurs une belle marque sur la joue. Je me suis griffé… Mais je n’ai jamais dit que c’était volontaire (rires).

>> L'anti-fiche des Tonga

On s’est longtemps étonné de l’absence d’internationaux français venus de la Polynésie…
Ne vous inquiétez pas ça va venir. Il suffit de regarder au Pôle France de Marcoussis, il y en a plusieurs dans chaque nouvelle promotion.

Est-ce que vous vous sentez comme un exemple pour ces jeunes polynésiens?
Pas vraiment. Je me sens d’abord métisse et j’ai grandi en France métropolitaine. Mais je regarde quand-même les performances des Polynésiens en Top 14. Pour l’instant, on n’est 50.000 mais ça va venir.

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