Trophée des champions: A quoi sert cette compétition?

FOOTBALL Parce qu'il faut bien trouver un intérêt à la rencontre inaugurale de la saison...

Romain Scotto
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Les joueurs de Marseille, vainqueurs du Trophée des champions, le 28 juillet 2010 à Radès, en Tunisie.
Les joueurs de Marseille, vainqueurs du Trophée des champions, le 28 juillet 2010 à Radès, en Tunisie. — P.Desmaze/AFP

Chaque année au mois de juillet, les dirigeants de la Ligue se mettent en quatre pour faire la promo du Trophée des champions. Lille et Marseille sont les invités de l’été 2011, mercredi à Tanger. Et à y regarder de plus près, cette rencontre ne manque pas d’intérêt.

>> Un match à suivre en live comme-à-la-maison mercredi, à partir de 20h45

A visiter le monde. Un jour à Toronto, l’autre à Tanger. Pour Frédéric Thiriez, cette compétition est la plus belle vitrine d’une Ligue 1 qu’il a toujours autant de mal à ventre à l’étranger.  Au lieu de disputer ce match en France, dans un stade qui sonne creux, autant exporter la L1 là où le niveau de jeu est plutôt sinistré. La première délocalisation a donc eu lieu au Canada, il y a deux ans où le Bordeaux–Guingamp s’était déroulé devant un public clairsemé. L’an dernier, la Ligue a envoyé tout le monde en Tunisie, à Radès, où Marseille avait battu le PSG (aux tirs au but). Cette année à Tanger, la Ligue annonce déjà un record de diffusion à l'international, dans 77 pays. Le dossier de presse de l’épreuve évoque en vrac «les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, la Malaisie, la Pologne, la Roumanie, la Russie, la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie.» On fait rêver les foules là où on peut.

A faire croire aux joueurs qu’ils gagnent un titre. On ne va pas se mentir, une victoire dans le Trophée des champions, c’est une ligne sur un CV. Et rien de plus. Qui se souvient des quinze derniers vainqueurs? D’un match ayant marqué les supporters? Inspiré du Community Shield anglais, le Trophée des champions n’a jamais eu le prestige escompté. La délocalisation était d’ailleurs le seul moyen de relancer son intérêt.

A découvrir le nouveau ballon de la L1. «Un ballon conçu par l’équipementier Puma au design évoquant l’union entre le félin et la ligue.» Voilà comment la LFP vend le ballon de la saison 2011-2012. Elle ne dit pourtant pas que l’innovation réside dans l’alliage des couleurs. La nouvelle baballe est blanche à bandes roses. Une couleur dont Didier Deschamps n’a pas toujours été fan.

A faire de Sidney Govou un homme unique. Il est au Trophée des champions ce que Ronaldo est à la Coupe du monde. Le meilleur buteur de l’histoire de la compétition. Le nouvel attaquant d’Evian-Thonon-Gaillard n’a pas l’habitude de regarder les autres dans son rétro, dans ce genre de classement. Mais c’est bien lui qui mène la danse avec ses 4 réalisations. Son triplé en 2002 contre Lorient avec l’OL y est pour beaucoup.

A vérifier que les kilos de l’été ont été perdus. L’oisiveté est mère de tous les vices chez les footeux. Entre les barbecues et les mojitos, la période estivale pousse souvent les préparateurs physiques à s’arracher les cheveux. C’est le cas cette année avec Dédé Gignac, prié de faire une croix sur les cacahuètes et le saucisson dès la reprise (véridique). La seule solution pour espérer (enfin?) tourner à plein régime.