Roland-Garros: Li Na, championne affranchie
TENNIS•La Chinoise jouera sa deuxième finale d'affilée en Grand Chelem, samedi, contre Schiavone...Romain Scotto, à Roland-Garros
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Et si Li Na avait déjà gagné sa finale? En termes de popularité et d’audimat, la Chinoise est déjà assurée de remporter son duel contre Francesca Schiavone, samedi sur le Central. En demi-finale, la nouvelle icône chinoise avait attiré 65 millions de personne devant leur télé dans un pays où le match était diffusé en direct, jusqu’à 22h, heure locale. «Par rapport à la Chine, on ne peu pas rivaliser», se marre l’Italienne qui affûte d’autres armes. Pour Li Na en revanche, l’idée de passer une nouvelle fois en prime-time est une victoire en soi. «J’espère que les gamins verront ça et se diront que c’est pas mal.»
Et si Li Na avait déjà gagné sa finale? En termes de popularité et d’audimat, la Chinoise est déjà assurée de remporter son duel contre Francesca Schiavone, samedi sur le Central. En demi-finale, la nouvelle icône chinoise avait attiré 65 millions de personne devant leur télé dans un pays où le match était diffusé en direct, jusqu’à 22h, heure locale. «Par rapport à la Chine, on ne peu pas rivaliser», se marre l’Italienne qui affûte d’autres armes. Pour Li Na en revanche, l’idée de passer une nouvelle fois en prime-time est une victoire en soi. «J’espère que les gamins verront ça et se diront que c’est pas mal.»
La star du tennis chinois aurait bien aimé savoir où elle mettait les pieds quand, à 9 ans, ses parents l'ont priée d’arrêter le badminton et de changer de raquette. «Le tennis n’était pas du tout connu à l’époque dans mon pays», confie la joueuse dans un anglais impeccable. A 28 ans, elle est consciente de pouvoir marquer l’histoire en devenant la première joueuse asiatique victorieuse d’un Grand Chelem en simple. «Oui, c’est vrai, il ne me reste plus qu’une seule marche pour ça.»
La star du tennis chinois aurait bien aimé savoir où elle mettait les pieds quand, à 9 ans, ses parents l'ont priée d’arrêter le badminton et de changer de raquette. «Le tennis n’était pas du tout connu à l’époque dans mon pays», confie la joueuse dans un anglais impeccable. A 28 ans, elle est consciente de pouvoir marquer l’histoire en devenant la première joueuse asiatique victorieuse d’un Grand Chelem en simple. «Oui, c’est vrai, il ne me reste plus qu’une seule marche pour ça.»
Elle vire son mari pour progresser
La Chinoise revendique pourtant un ancrage occidental. Lassée de reverser 60% de ses gains en tournoi à sa fédé, elle s’est exilée à Munich il y a plusieurs années. Aujourd’hui, Li Na s’entraîne au sein d’une structure privée. Elle refuse de jouer en Fed Cup et n’hésite pas à critiquer ses propres supporters pendant les JO de Pékin. La Chinoise assume aussi son rapport décomplexé avec l’argent. Si elle pouvait changer quelque chose sur le circuit, celle qui a étudié le journalisme n’hésiterait pas: «Plus de gains, évidemment.»
La Chinoise revendique pourtant un ancrage occidental. Lassée de reverser 60% de ses gains en tournoi à sa fédé, elle s’est exilée à Munich il y a plusieurs années. Aujourd’hui, Li Na s’entraîne au sein d’une structure privée. Elle refuse de jouer en Fed Cup et n’hésite pas à critiquer ses propres supporters pendant les JO de Pékin. La Chinoise assume aussi son rapport décomplexé avec l’argent. Si elle pouvait changer quelque chose sur le circuit, celle qui a étudié le journalisme n’hésiterait pas: «Plus de gains, évidemment.»
Et la joueuse dans tout ça? Elle s’étonne elle-même de son niveau sur terre, mais elle s’éclate. Depuis trois tournois, elle récolte aussi les fruits d’un travail mené avec Michael Mortensen, son nouveau coach. Depuis le début de l’année, la tâche revenait à Jiang Shan, son mari, qui l’a conduit en finale de l’Open d’Australie, au prix de quelques scènes de ménage. «C’était mon mari, mon entraîneur. Du coup, dans la communication, on ne sait plus à qui on parle. En plus, on passait 24 heures sur 24 ensemble depuis trois ans, donc j'étais fatiguée. J’ai essayé de ne pas lui dire: "je te vire". Mais il fallait changer notre fonctionnement.» A Roland-Garros, Monsieur fait donc office de sparring-partner. Voire de ramasseur de balles. Ça se passe comme cela, chez l'affranchie chinoise.


















