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Roland-Garros: Et si c'était l'année de Gilles Simon?

Roland-Garros: Et si c'était l'année de Gilles Simon?

TENNISLe Français présent en huitième de finale offre plus de certitudes que les années précédentes...
Romain Scotto, à Roland-Garros

Romain Scotto, à Roland-Garros

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Opposé à Robin Söderling lundi, le Français a l’occasion de disputer son premier quart de finale à Roland-Garros. Rassuré sur son niveau de jeu et ses capacités physiques, il aborde ce rendez-vous avec ambition.

Il vise beaucoup plus haut - A Roland-Garros, il n’y a que lors des cessions d’autographes que Gilles Simon attire vraiment les foules. Le Français se fait discret dans un tournoi où les organisateurs ont pris la mauvaise habitude de programmer ses matchs en fin de journée, dans le froid et l’obscurité. Alors il s’est fâché, soucieux de mettre toutes les chances de son côté. Selon son coach, il faudrait y voir la réaction d’un «joueur pointilleux et ambitieux». A Paris, son envie de bien faire est décuplée, d’où une légère nervosité. «C’est un tournoi où je mets plus de temps que les autres à me sentir bien. Je commence à avoir l'habitude de ce sentiment-là, et à les gérer de mieux en mieux.» Après chaque victoire, le 18e joueur mondial parle juste de soulagement. Pour le voir sauter de joie, il faudra attendre encore quelques tours. Gilles Simon est un garçon exigant. Depuis son retour de blessure, il grimpe sur l'échelle de l'ATP avec la seule intention de retrouver son rang (6e en janvier 2009). Mais il ne s’interdit pas non plus d’aller voir un peu plus haut.

Son jeu possède moins de failles - Cela fait une dizaine d’années qu’il fait avec les moyens du bord. Chétif, celui qui s'entraîne souvent avec Nadal doit user de malice pour battre des joueurs plus grands, plus puissants. Selon Tulasne, il ne progresse pas physiquement, mais «possède une marge dans tous les autres secteurs.» Cette année, Simon se surprend parfois à monter au filer, avouant que cela le fait transpirer. Le reste du temps, il met en place son jeu en cadence du fond du court et s’adapte au plan de jeu de son adversaire. Dans ce domaine, l’expérience compte beaucoup. «Je crois que je sais un peu plus à quoi m'attendre. Quand on arrive sur le circuit, il y a beaucoup d'inconnus, c'est bien, ça permet de jouer libéré, sans trop se poser de questions. À d'autres moments, on se fait piéger, on ne s'attend pas à une telle difficulté. Bien connaître mes adversaires me permet de mieux me concentrer sur le jeu.»

Il sait comment faire plier Söderling - Gilles Simon a déjà maltraité plus d’un attaquant. Y compris Robin Soderling (deux fois sur six), finaliste des deux dernières éditions et unique joueur à avoir battu Nadal à Paris. Ce n’était pas sur terre battue, où le goéland suédois ne se déplace pas si mal, et adore déployer ses grandes ailes. S’il veut le faire trébucher, le Français connaît la marche à suivre: «être bon sur ma mise en jeu, travailler un maximum sur les siennes. Voilà la clé face à ce genre de joueurs. Souvent, comme tu t'attends à te faire castagner, tu recules tout de suite. Il ne faut pas entrer dans ce jeu-là.» Simon devra au contraire tenir sa ligne et «essayer de l’user physiquement», ajoute Loïc Courteau, coach de Julien Benneteau. Sa place en quart de finale et ses rêves de top 5 mondial en dépendent.