Roland-Garros: Aravane Rezai pense déjà à son prochain combat
TENNIS•La Française, battue au premier tour, peut maintenant se tourner vers la recherche d'un nouveau coach...Romain Scotto, à Roland-Garros
Ne pas se fier à son sourire figé et ses mots enjoués. Aravane Rezai positive naturellement quelques heures après sa douche, mais elle ne figure plus dans le tableau du tournoi. Battue dès le premier tour par Begu, une Roumaine sans référence, la Française, d'abord en larmes, semblait soulagée d’en avoir terminé avec l’ambiance pesante de Roland, sa pression, et les questions récurrentes sur ses problèmes familiaux. Sur le court, elle assure pourtant faire abstraction de ces pensées parasites.
«C’était déjà une victoire d’être là. De combattre comme je l’ai fait aujourd’hui, de ne pas baisser les bras. C’était mon objectif.» Soutenue par la Fédération depuis quelques semaines, elle devrait mettre fin à sa collaboration avec Alexia Dechaume, engagée dans une action de coaching commando. La joueuse, qui a coupé les ponts avec son père depuis janvier, va maintenant se tourner vers l’avenir et sa prochaine structure d’entraînement.
Un nouveau coach avant le prochain tournoi
«Je dois reconstituer une nouvelle équipe autour de moi, confie Rezai, pas traumatisée par le contenu de son dernier match. J’ai une petite idée. On ne voulait pas trop me déranger avec ça avant le tournoi. Maintenant on va pouvoir se mettre autour d’une table.» La deuxième joueuse française à la WTA compte bien régler cette question avant son prochain tournoi, à Birmingham. Mais ne dit rien de ses intentions.
Petit à petit, elle songe aussi «à se reconstruire en tant que femme». Un autre combat. Minée par la rupture avec sa famille, Rezai songeait à raccrocher en début d’année. «Aujourd’hui, je dois retrouver la paix en moi, positiver et être à l’aise. Ne pas penser à ces problèmes. C’est ce que j’essaye de faire tous les jours avec les nouvelles personnes qui m’entourent.» A côté de cela, une défaite au premier tour de Roland-Garros ne représente pas grand-chose. La fin de partie sonne parfois comme un début de thérapie.


















