Roland-Garros: Aravane Rezai pense déjà à son prochain combat

TENNIS La Française, battue au premier tour, peut maintenant se tourner vers la recherche d'un nouveau coach...

Romain Scotto, à Roland-Garros
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Aravane Rezaï, le 23 mai 2011 à Roland-Garros.
Aravane Rezaï, le 23 mai 2011 à Roland-Garros. — B.Tessier / REUTERS

Ne  pas se fier à son sourire figé et ses mots enjoués. Aravane Rezai  positive naturellement quelques heures après sa douche, mais elle ne  figure plus dans le tableau du tournoi. Battue dès le premier tour par Begu,  une Roumaine sans référence, la Française, d'abord en larmes, semblait  soulagée d’en avoir terminé avec l’ambiance pesante de Roland, sa  pression, et les questions récurrentes sur ses problèmes familiaux. Sur le court, elle assure pourtant faire abstraction de ces  pensées parasites.

«C’était  déjà une victoire d’être là. De combattre comme je l’ai fait  aujourd’hui, de ne pas baisser les bras. C’était mon objectif.» Soutenue par la Fédération  depuis quelques semaines, elle devrait mettre fin à sa collaboration  avec Alexia Dechaume, engagée dans une action de coaching commando. La  joueuse, qui a coupé les ponts avec son père depuis janvier, va maintenant se tourner vers l’avenir et sa prochaine  structure d’entraînement.

Un nouveau coach avant le prochain tournoi

«Je  dois reconstituer une nouvelle équipe autour de moi, confie Rezai, pas  traumatisée par le contenu de son dernier match. J’ai une petite idée. On ne voulait pas trop me déranger avec ça avant le tournoi.  Maintenant on va pouvoir se mettre autour d’une table.» La deuxième  joueuse française à la WTA compte bien régler cette question avant son  prochain tournoi, à Birmingham. Mais ne dit rien de ses intentions.

Petit à petit, elle songe aussi «à se reconstruire en tant que femme». Un autre combat. Minée par la rupture avec sa famille, Rezai songeait à raccrocher en début d’année.  «Aujourd’hui, je dois retrouver la paix en moi, positiver et être à  l’aise. Ne pas penser à ces problèmes. C’est ce que j’essaye de faire  tous les jours avec les nouvelles personnes qui m’entourent.» A côté de cela, une défaite au premier tour de  Roland-Garros ne représente pas grand-chose. La fin de partie sonne  parfois comme un début de thérapie.