Tennis: Tsonga perd encore sur Dolgopolov à Miami
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Jo-Wilfried Tsonga (N.15), qui est de nouveau tombé sur un os face à l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov (N.21), a quitté mardi le tournoi de Miami dès le 3e tour alors qu'il a eu maintes occasions de faire basculer en sa faveur un match disputé sur deux jours.
Il ne reste plus qu'un seul tricolore sur l'île de Key Biscayne, Gilles Simon (N.25), qui devait affronter le Serbe Janko Tipsarevic mardi en 8e de finale.
Déjà sorti par l'Ukrainien au jeu élastique au 3e tour de l'Open d'Australie en janvier, Tsonga a été battu 7-6 (7/2), 4-6, 5-7. Le score était de 3-2 dans le dernier set en faveur de Dolgopolov, service Tsonga, quand la rencontre a été stoppée lundi soir à cause de violents orages.
Une victoire mardi lui aurait offert un rendez-vous de gala contre le N.1 mondial Rafael Nadal, quelques heures plus tard en 8e de finale.
«Il y a beaucoup de frustration, c'était un match à ma portée que j'aurais pu terminer plus tôt», a résumé le Manceau, éliminé dès son entrée en lice à Indian Wells (Masters 1000) il y a deux semaines.
Manque de rythme
Tsonga aurait pu conclure une quinzaine d'heures plus tôt, lundi, quand il a eu un break sur l'Ukrainien en début de deuxième set (à 1-1) qu'il n'a pas su conserver. Ou encore quand il n'a pas su convertir trois balles de break à 4-4, ce qui lui aurait permis de servir pour le match et d'en finir en deux sets avant que la pluie ne s'installe pour de bon.
«Je n'ai pas l'impression de faire un mauvais match mais je rate un nombre incalculable de balles faciles, a-t-il souligné. C'est parce que je manque de matches et de rythme (après une hernie inguinale, ndlr).»
«Il y a du négatif mais aussi du positif, a ajouté celui qui était le N.1 Français à Miami, en l'absence de Gaël Monfils. Je me sens bien physiquement, je retrouve la motivation, j'avais la niaque, j'ai fait des courses que je ne faisais plus depuis longtemps, ça fait du bien. Je retrouve mon côté bestial.»
«Sur le court (contre Dolgopolov), j'étais quelqu'un d'autre par rapport à ces derniers mois, a-t-il aussi confié. Cela va payer, les choses vont se mettre en place, je sens que ça revient petit à petit.»
Le Manceau assure d'ailleurs voir venir la terre battue avec appétit. «C'est le printemps en Europe, tout est en train de fleurir alors j'espère que mon tennis aussi va fleurir», a-t-il lâché en souriant, content de sa métaphore.


















