Yoann Offredo, le grand blond en avant

CYCLISME A 24 ans, il vient de terminer septième de Milan-San Remo et incarne l'avenir des Français sur les classiques...

A.M.

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Yoann Offredo, le 9 février 2011, en marge du Tour du Qatar.
Yoann Offredo, le 9 février 2011, en marge du Tour du Qatar. — P.GUYOT/AFP PHOTO

«Mes premiers souvenirs de vélo, ce sont des classiques.» A 24 ans, Yoann Offredo fait figure d’exception. Le natif de l’Essonne est l’un des rares tricolores à se voir un avenir sur les courses d’un jour. Une prédisposition qui l’a porté à la septième place de Milan San-Remo, samedi. «Il m’a épaté. Et il pouvait faire encore mieux: s’il reste sage, il fait deux ou trois. Mais il n’est pas du genre à rester sage et jouer placé, lui court pour gagner», explique Jacky Durand, vainqueur du Tour des Flandres 1992.

«Il peut se passer tout et n'importe quoi»

Couvé par Marc Madiot, le coursier de la FDJ, ancien licencié au CC Nogent-sur-Oise, attaque la saison des classiques avec gourmandise. «Cela fait partie des courses où il peut se passer tout et n’importe quoi. Tout peut arriver avant la ligne d’arrivée. Il faut aussi beaucoup de chance», explique Yoann Offredo à RMC. Dans les semaines à venir, on attend avec impatience sa longue crinière blonde aux avant-postes du Tour des Flandres ou du Paris-Roubaix. «C’est un Flandrien, il aime ça», remarque Jacky Durand.

«Lui, il faut le calmer»

Il aime tellement ça qu’il faut aussi calmer ses ardeurs, ainsi que celles de suiveurs, qui ont très envie de revoir un Français briller sur un terrain longtemps abandonné. «Il y a des coureurs à qui il faut donner des coups de pied au cul, lui il faut le calmer. Des erreurs tactiques, il en fera encore. Mais c’est un chien fou, et nous on en veut des chiens fous», se marre Jacky Durand. Ancien étudiant à Science-Po, visiteur assidu de l’Assemblée nationale sur son temps libre, Yoann Offredo a de toute façon soif d’apprendre.