Jean-Marc Mormeck relève le gant

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Privé de combat depuis le 2 avril 2005, Jean-Marc Mormeck aura l’occasion d’entrer dans l’histoire, dimanche (5 h du matin en direct sur TPS) au Madison Square Garden. Dans l’enceinte mythique de New York, le Guadeloupéen pourrait rejoindre au panthéon de la boxe Evander Holyfield en réunissant les trois ceintures de la catégorie lourds-légers. Déjà champion WBA et WBC, Mormeck affrontera l’Américain O’Neil Bell, champion IBF, qui a longtemps refusé cette confrontation. Une raison de plus pour motiver le Français. « J’aimerais bien abréger ce combat juste pour me faire plaisir. Si je peux gagner avant la limite, je le ferai. Je n’ai pas envie de m’éterniser », prévient Mormeck. Les petites phrases acides d’avant-match ont en tout cas permis à Bell de dévoiler sa tactique pour ce combat. « Mormeck est un taureau et samedi je serai le matador. Il ne sait boxer que d’une seule façon et cela se retournera contre lui », estime l’Américain. « Impatient de commencer le combat », le boxeur de Pointe-à-Pitre sait qu’à 33 ans, il a enfin l’occasion de conquérir le coeur des Français. « Aux Etats-Unis, je suis plus reconnu. Mon éclosion tardive et le fait d’avoir quitté les frères Acariès m’a certainement desservi en France, mais j’ai envie de me rattraper », assure Mormeck, qui envisage de défendre son titre unifié à Paris en cas de succès dimanche. Un scénario rêvé puisque, comme Holyfield vingt ans plus tôt, il souhaite connaître ensuite le même succès dans la catégorie reine des poids lourds. Gaël Anger