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Lille: cette fois c'est du sérieux

Lille: cette fois c'est du sérieux

Installé dans le fauteuil de leader de la L1 sans discontinuer ...
© 2011 AFP

© 2011 AFP

Installé dans le fauteuil de leader de la L1 sans discontinuer depuis trois mois, Lille refuse toujours avec force d'endosser le rôle de candidat au titre mais sa victoire à Marseille (2-1) ne laisse aucune place au doute: les Dogues sont des prétendants très crédibles.

Mental. Les Lillois, mais aussi beaucoup d'observateurs, craignaient que les Dogues n'aient pas le mental nécessaire pour supporter la pression d'équipe à battre. Les Lillois ont donc des ressources insoupçonnées. Dans un contexte difficile, ils ont su développer leur propre jeu - le plus beau de la L1, avec une multiplication de passes courtes - et les occasions. Preuve de leur solidité mentale, à 1-1, alors qu'ils avaient été mis en difficulté, ils ont gardé confiance et n'ont pas cherché à renforcer leur défense pour ramener au moins un point. Pari gagnant, Frau, qui a remplacé Sow, a marqué le but de la victoire.

Le bal d'Hazard. On le savait, Eden Hazard, qui a prolongé jusqu'en 2015 à Lille, est un extraterrestre. Son ouverture du score, à plus de 30 m et du pied gauche, est un but venu d'ailleurs. De la planète des grands talents.

Comparaison. Pour réfuter la thèse d'un titre possible, le premier depuis 1954, Rudi Garcia et ses joueurs s'abritaient derrière les défaites à l'aller à Lyon (3-1) et au Stadium face à l'OM (3-1). Les Nordistes avaient été punis par leur manque d'efficacité. Ces deux équipes, assurait Garcia, sont programmées pour lutter pour le titre. Pas la sienne. Le but de Frau a mis un peu de plomb dans l'aile à cet argument...

Herbe. Le mauvais temps et la multiplication des matches avaient transformé la pelouse du Stadium, considérée par le passé comme la meilleure de France, en gazon maudit. Un risque, alors que Valenciennes, Caen, Bordeaux, Arles-Avignon, Sochaux et Rennes sont encore attendus dans le Nord. Aussi, le club a profité d'une fenêtre météo après la qualification contre Lorient pour en changer. Investissement: 150.000 euros. Les Dogues vont pouvoir gambader dimanche face à Valenciennes sur une herbe toute fraîche venue des Pays-Bas qui doit permettre d'exalter à nouveau le jeu lillois.

Effectif. Le LOSC s'est parfois plaint d'un manque de longueur de banc. Certains remplaçants, notamment les jeunes, ont montré leurs limites quand ils ont joué en Europa League. Toujours est-il que pour l'instant, son banc fait souvent la différence quand les titulaires n'y arrivent pas. La foudre est tombée sur l'OM après un centre d'Emerson, remplaçant de Béria, et une reprise de Frau... six minutes après que celui-ci a pris la place Sow, le meilleur buteur (17 buts) de la meilleure attaque de L1 (45 buts) qui était resté muet.

Usure. Cinq matches (3 nuls, 2 défaites) sans succès pouvaient laisser penser que les Lillois, qui ont déjà 42 matches (2e derrière le PSG, 44) au compteur, étaient usés. Pourtant, au sortir d'un tunnel de dix rencontres en cinq semaines et malgré l'élimination en Europa League face au PSV Eindhoven (2-2, 1-3) avec une équipe de +coiffeurs+, le bilan est clairement positif: toujours en tête de la L1 et qualifié pour les demi-finales de la Coupe de France. Et s'ils réussissaient le doublé ?

Boulevard. Après Lyon (1-1) et Marseille, les Lillois peuvent maintenant faire la différence. Ils ont devant eux des matches contre Valenciennes, Brest ou Caen qui jouent le maintien alors que leurs adversaires directs s'affrontent entre eux. Lille retrouvera les ténors en mai. Il se rendra au Parc avant d'accueillir Rennes pour un feu d'artifice final.

Cet article est réalisé par Journal du Net et hébergé par 20 Minutes.