Maria Bals, le maelström du NLA

David Phelippeau

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Maria Bals est en fin de contrat avec le NLA mais elle se verrait bien prolonger l'aventure à Nantes.
Maria Bals est en fin de contrat avec le NLA mais elle se verrait bien prolonger l'aventure à Nantes. — F. Elsner / 20minutes

Maria Bals (Cristina de Sant' Anna) va devoir débourser cinq euros à cause de la publication de ce portrait. C'est le montant de l'amende au Nantes Loire atlantique handball quand une joueuse passe dans le journal. Et en ce moment, ça coûte cher à la demi-centre nantaise. Car Maria Bals, c'est le véritable fer de lance d'une formation nantaise, première de N1 et toujours en course pour la montée en D2. « Une bonne pioche du recrutement », selon l'entraîneur Stéphane Moualek, qui l'a fait venir cet été.
A 29 ans, celle qui a la double nationalité norvégienne et brésilienne apporte son expérience longue de dix années au plus haut niveau en France et sa forte personnalité au NLA. « Elle ressemble à un garçon, estime le coach. Tu peux vraiment aller loin avec elle sans qu'il y ait matière à se prendre la tête. »
Sur le terrain, elle est un des « relais » de Moualek. « Elle remet même parfois les pendules à l'heure avec certaines, mais elle peut le faire car elle est intransigeante avec elle dans le travail. » Une attitude qui lui a valu quelques inimitiés dans son parcours. « Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis, lâche Maria, qui travaille en indépendante parallèlement pour un cabinet spécialisé dans la reconversion des sportifs. C'est vrai je ne mets pas toujours la forme quand je dis les choses. Cela ne plaît pas toujours, mais je le fais tout le temps pour le bien de l'équipe. Et puis, de toute façon, je pars du principe que ce n'est pas mon problème si les gens n'aiment pas ce que je dis… »
Une rigueur poussée à outrance inspirée de sa culture norvégienne d'origine. A son arrivée en France, à 19 ans, Maria Bals est ainsi sidérée par le manque de professionnalisme. « Nous, en Norvège, quand on a une punition, on doit faire dix pompes et on en fait onze. A Toulon, dans mon premier club français, c'était dix pompes aussi, mais les filles en faisaient trois ! Cela m'a beaucoup choquée… »
Alors, austère Maria Bals ? Pas du tout. « En dehors, de mon caractère fort, dont tout le monde me parle tout le temps, j'ai toujours une connerie en bouche, affirme-t-elle. J'ai le côté rigoureux des Norvégiens et celui plus ouvert des Brésiliens. » Un joli cocktail qui s'avère payant pour le NLA.