Le duo Benzema-Menez fait tomber le Brésil

FOOT Les Auriverde ont été rapidement réduits à dix...

Antoine Maes, au Stade de France

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Karim Benzema après son but face au Brésil, le 9 février 2011
Karim Benzema après son but face au Brésil, le 9 février 2011 — G.FUENTES/REUTERS

Le bébé grandit bien. Après être allée marcher sur l’Angleterre (1-2) sur sa pelouse, l’équipe de France s’est offert le Brésil (1-0), dans un Stade de France bercé de nostalgie, même 13 ans après un certain soir de juillet. C’était donc un match à prendre sa dose d’adrénaline: après la Seleçao, il faudra se coltiner successivement le Luxembourg, le Belarus et l’Albanie. Il faudra surtout ne pas laisser de points en route, quand l’enjeu, contre les Brésiliens, était surtout de se s’étalonner sans pression démesurée.

Gourcuff isolé, Benzema inspiré

Pourtant, jusqu’à la 40e minute, et l’expulsion d’Hernanes pour une agression sur Benzema, on a surtout vu deux équipes excessivement bien organisée. Aux points, l’avantage est allé aux Brésiliens, plus ardents au pressing, meilleurs dans l’utilisation du ballon grâce à Pato et Robinho. Côté Français, l’isolement de Gourcuff a considérablement pesé. La seule fois où le Lyonnais est sorti de sa cage, il a envoyé Benzema louper son duel contre Julio Cesar (9e), pour la meilleure occasion des Bleus.

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Le Madrilène a souvent été le seul à frapper au but. Pour marquer, il a juste eu besoin d’accompagner un centre de Menez, dont le rush a suffi à éparpiller la défense auriverde (1-0, 55e). A l’autre bout de l’orchestre français, il faudra aussi retenir l’immense match de Philippe Mexès. Mais pour que Laurent Blanc sache vraiment ce que son équipe a dans le ventre, il aurait peut-être préféré combattre à armes égales. Sans un immense Julio Cesar dans les buts, le succès des Français aurait eu encore un peu plus d’épaisseur. Mais contre la nation aux cinq étoiles, il n’y a jamais de petite victoire.