Aravane Rezaï veut aller de l'avant

TENNIS La joueuse française, minée par les problèmes familiaux, veut s'émanciper pour poursuivre sa carrière...

R.S.

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La joueuse de tennis française Aravane Rezaï, lors d'une conférence de presse à Coubertin, le 7 février 2011 à Paris.
La joueuse de tennis française Aravane Rezaï, lors d'une conférence de presse à Coubertin, le 7 février 2011 à Paris. — REUTERS

Pour une fois, elle a fait le déplacement sans son papa. Seule, au côté d’Henri Leconte, son président de club à Levallois, Aravane Rezaï a mis les choses au clair, dans les sous-sols de Coubertin, où elle ne jouera pas cette semaine. La joueuse d’origine iranienne n’a pas touché une raquette depuis son élimination au premier tour de l’Open d’Australie. Elle avait avant tout «besoin d'un break» pour oublier une dispute avec son père. Un accrochage qu'elle assimile tout de même à un «tremblement de terre» et qui pourrait faire date dans la carrière de la 21e joueuse mondiale.

Jusqu’à présent, la jeune femme s’est toujours appuyée sur une structure familiale pour arpenter les tournois. Aujourd’hui, elle aspire à autre chose. Trouver une nouvelle organisation pour «progresser au classement et se hisser parmi les meilleures mondiales». Mais aussi s’émanciper pour s’épanouir en tant que femme. «Même avant l’Australie, il y a eu des tensions avec mon père. J’ai 23 ans, je veux prendre ma vie en main. On s’est mis autour d’une table avec mon père et je lui ai dit: "Papa, je veux prendre ma vie en main". Il l’a accepté. Il n’y a rien de très grave.»

Pas d'histoire de coeur en question

Pourtant, c’est bien son père, Arsalan, qui est sous le coup d’une enquête de police. La WTA l’a écarté du circuit après un incident ayant eu lieu à Melbourne. A ce sujet, la joueuse assure n’être au courant de rien. Peut-être dans un souci d'apaisement. A l'avenir, Aravane Rezaï souhaite tout de même rester très proche de sa famille. «Toutes les histoires dont j’ai entendue parler (au sujet d’un petit ami pas vraiment accepté), je les nies. Je m’entends très bien avec mon père. Je le respecte. C’est grâce à lui que je suis là. Je l’aime beaucoup. A l’avenir, ma famille sera autour de moi. Je n’ai pas mis les choses en place. Mais j’ai des petites idées», avance la joueuse qui ne souhaite pas couper les ponts. Juste le cordon ombilical.