Paris croit aux vertus du soleil en hiver
FOOTBALL•Comme Lyon et Marseille, mais à l'inverse de Lille, le PSG a décidé de se préparer au soleil...A.M.
Le développement durable va en prendre un coup, mais ce n’est pas vraiment le problème du PSG. A l’instar de l’OM et de Lyon, mais aussi de Sochaux, Montpellier et Arles-Avignon, les Parisiens ont décidé de prendre l’avion pour préparer la deuxième partie de la saison avec un stage sous le soleil. Maroc pour Antoine Kombouaré et Claude Puel, Espagne pour Didier Deschamps, les vertus d’un brin de bronzette au cœur de l’hiver sautent aux yeux. Pour le coach phocéen, le but est «de remettre de l’essence dans le moteur. Avoir le groupe au complet 3 ou 4 jours permettra d’éliminer les excès faits pendant les fêtes.»
Il y a un an, c’est précisément en emmenant son effectif pour un petit stage ibérique que l’OM avait entamé une fin de saison de folie débouchant sur le titre. «C’est un peu comme si on démarrait un nouveau championnat, avec un esprit différent», explique José Anigo, le directeur sportif marseillais. Rebelote cette saison, puisque les dirigeants olympiens comptent sur un thermomètre oscillant entre 15 et 20°C pour enrayer une série de cinq matchs consécutifs sans victoire. Et espérer se succéder à eux-mêmes en championnat.
«Les mauvais résultats peuvent être un élément pour partir»
Le titre, les Parisiens n’en parlent toujours qu’à demi-mot, mais devraient l’évoquer entre eux plus franchement dans le confort cossu de leur palace de Marrakech. «On va pouvoir se parler, discuter des objectifs. L’entraîneur va nous faire part de ses attentes. C’est important pour la cohésion du groupe», remarque Marcos Ceara dans Le Parisien. Avant de reprendre la compétition samedi en 32e de finale de la Coupe de France contre Lens, le PSG affrontera le WAC Casablanca, mercredi, en match amical.
Un programme aux antipodes de celui de l’actuel leader de L1. Les Lillois ont en effet préféré ne rien changer à leurs habitudes. Pas de soleil, pas d’avion et pas de match amical. Juste de grosses séances d’entraînements dans la grisaille du Domaine de Luchin. «C’est la philosophie de l’entraîneur qui ne croit pas aux bienfaits d’un stage. Il est plus intéressant de se reposer que de repartir tous ensemble, explique Frédéric Paquet, le directeur-général nordiste. Les mauvais résultats peuvent être un élément pour partir. Mais comme ici tout va bien, on ne part pas.» Et c’est tout le bilan carbone de la Ligue 1 qui s’en félicite.


















