La boulette de Casagrande en avignon

David Phelippeau

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Cette élimination sera l'un des derniers matchs de Dominique Casagrande avec le FCN.
Cette élimination sera l'un des derniers matchs de Dominique Casagrande avec le FCN. — FRAPAN / SIPA

Une « cagade » qui coûte très cher. Vitrolles-FC Nantes, 64es de finale de la Coupe de France, le 17 janvier 1997. Interrogé au débotté sur cette rencontre, Dominique Casagrande a beau réfléchir : « Je ne m'en souviens plus… » Puis, ça fait tilt dans son esprit. « Oui, ça y est, je me rappelle d'un long ballon dans la surface de réparation, un de mes défenseurs coupe ma trajectoire et on se gêne… Oh ! oui, c'était une belle erreur de ma part, ça y est ! »
Le FC Nantes, qui avait pourtant ouvert le score par Sellimi, est devancé lors de la prolongation (2-1 a.p.) par Vitrolles, simple formation de National. Le score n'évolue plus. Vitrolles boute hors de la Coupe de France une équipe nantaise qui reste pourtant sur… seize matchs de championnat sans le moindre accroc.
« C'est un souvenir phénoménal pour le club de Vitrolles, reconnaît Christian Dalger, le coach de l'époque, désormais à la retraite dans le sud de la France. Honnêtement, on n'avait pas vu le ballon pendant toute la rencontre. Je me souviens que notre gardien Thomas Videau était dans un état de grâce. Il nous avait sorti des arrêts venus d'ailleurs et Nantes avait aussi été très maladroit à plusieurs reprises… »
L'ex joueur professionnel de Toulon et Monaco a une autre explication à ce camouflet nantais en Avignon. « Les Canaris étaient un peu prisonniers de leur beau jeu. Ils cherchaient toujours à bien jouer avec des joueurs comme Monterrubio, Gourvennec ou encore Carrière… » A l'époque, ce FCN inspirait respect et admiration au monde du foot. Quelques mois avant, la formation de Suaudeau s'était fait éliminer en demi-finales de la Ligue des champions par la Juventus Turin…
« Ah ! C'était le grand FC Nantes, poursuit Dalger. Je me souviens d'ailleurs que j'avais refusé que mes joueurs s'échauffent avant le match sur la même pelouse que les Nantais. Ils étaient donc allés se préparer à part, derrière le parking du stade. J'avais trop peur que la plupart de mes gars les regardent trop jouer et que certains ne soient pas prêts physiquement et dans leur tête au coup d'envoi… »