Cédric Berrest, la soif de l'or olympique
aviron Associé à Julien Bahain, le Toulousain veut remporter le deux de couple à Londres, en 2012Nicolas Stival
Cédric Berrest prépare actuellement en Suisse la troisième et dernière étape de la Coupe du monde d'aviron, programmée de vendredi à dimanche à Lucerne. Le Toulousain de 25 ans s'alignera avec son compère Julien Bahain (24 ans) en deux de couple. Les 27 bateaux concurrents surveilleront encore plus attentivement que d'habitude le duo, vice-champion du monde 2009. Car la paire Berrest-Bahain reste sur un exploit, réussi dimanche dernier : un succès lors des « so british » régates d'Henley, sur la Tamise. « Dans une carrière, c'est l'une des épreuves qu'il faut disputer au moins une fois, lâche fièrement Berrest. Ces régates ont été créées en 1839. Elles constituent l'un des grands rendez-vous de l'aristocratie anglaise. »
L'exploit face aux Anglais invaincus
En finale, les « Frenchies », déjà vainqueurs sur ces eaux en 2006 - en quatre de couple - se sont offert les locaux Wells-Bateman. « Ils sont membres du club organisateur, ont gagné les deux premières manches de la Coupe du monde et étaient invaincus cette année, souligne le Toulousain. On les a fait craquer psychologiquement. » Les Britanniques ont fini par rendre les rames, franchissant la ligne d'arrivée au ralenti. Loin derrière des Français qu'ils avaient pourtant dominés lors de la deuxième étape de Coupe du monde, à Munich.
« On fera peut-être la « belle » à Lucerne », observe Berrest. Après ce séjour helvète, le bateau tricolore entamera une préparation physique intense, avant les Championnats d'Europe au Portugal, en septembre, puis les Mondiaux en Nouvelle-Zélande, au mois d'octobre et novembre.
Avec, toujours, la même idée en tête : décrocher la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Londres, en 2012, quatre ans après le bronze glané en quatre de couple à Pékin. Pour cela, le binôme met toutes les chances de son côté. Julien Bahain, qui s'entraînait jusqu'à présent à Compiègne, va prochainement rallier Toulouse. Afin d'optimiser leur potentiel, les deux hommes ont aussi échangé leur place sur l'embarcation. « C'est une idée de notre entraîneur (Christine Gossé), précise Berrest. J'étais à la « nage », où l'on imprime le rythme, et je suis passé au « deux », où on le soutient. » On saura dans deux ans si ce changement a conduit le duo jusqu'à la consécration olympique.



















