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Coupe du monde: L'Uruguay ne rate pas son quart

Coupe du monde: L'Uruguay ne rate pas son quart

FOOTL'équipe sud-américaine est la première à s'inviter dans le top 8 de la compétition...
Romain Scotto, à Port Elizabeth

Romain Scotto, à Port Elizabeth

De notre envoyé spécial à Port Elizabeth (Afrique du sud),

Ils croquent dans leur Coupe du monde comme ils croquent parfois l'écusson de leur maillot. Luis Suarez aurait mangé cette tunique bleu ciel si tous ses coéquipiers ne s'étaient pas jetés sur lui à deux reprises, pour le féliciter. Son doublé, réussi face à la Corée du sud (2-1), permet à la Celeste de renouer avec un glorieux passé. Pour la première fois depuis quarante ans, elle retrouve les quarts de finale de la compétition. Forcément, les supporters grimés de bleu et blanc ne cessent de faire le rapprochement entre cette génération dorée et celle qui avait mis le monde à ses pieds, en 1930 et 1950.

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La nostalgie ne les a jamais lâchés. Et en Afrique du sud, ils n'ont pas fini de chanter leur «Vamos Uruguay Carajo», une invitation au dépassement de soi pour l'amour du maillot bleu. Ils poussent avec une certaine fierté cette équipe qui, sur le terrain, reste pourtant assez limitée. Car chez les Uruguayens, on a simplement compris qu'il suffisait de peu pour avancer. Une muraille défensive, prise en défaut pour la première fois (sur une tête de Lee Chu Young), des milieux accrocheurs et deux individualités en attaque, Forlan et Suarez. Quand le premier reste discret, c'est le second qui parade. A dix minutes de la fin, sa frappe enroulée du droit, à l'extérieur de la surface, a mis un terme à l'aventure de la Corée. Et fait fleurir en tribunes tous ces drapeaux rayés. Même quand le déluge s'est abattu sur le stade Nelson Mandela de Port Elizabeth, les fans de la Celeste ont toujours fait résonner leur batucada indisciplinée.

Les matchs retransmis dans les écoles

Les coéquipiers de Diego Perez savent bien qu'il ne s'agit là que d'une version concentrée de ce qu'il se passe actuellement au pays. «Il y a un vrai lien entre l'équipe et les Uruguayens, a répété le sélectionneur Oscar Tabarez juste après la qualification, conscient de l'engouement démesuré que suscite à nouveau cette équipe. Et on commence à avoir des retours sur la fête au pays. Cela faisait tellement longtemps que l'on attendait ça.» A Montevideo, le match de la Celeste était diffusé en direct dans les centres commerciaux ou les écoles. Ce sera encore le cas vendredi prochain pour le quart de finale de la bande à Suarez. Elle défiera à Johannesburg le Ghana ou les Etats-Unis pour une place en demi-finale. Soixante ans après, l'Uruguay n'a pas fini de rêver.