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Equipe de France: Pas lieu de décréter l'avis de tempête

Equipe de France: Pas lieu de décréter l'avis de tempête

FOOTPlongés dans la préparation du match contre le Mexique, les Bleus affichent une étonnante assurance...
Romain Scotto, à Knysna

Romain Scotto, à Knysna

De notre envoyé spécial à Knysna (Afrique du Sud),

On aimerait bien éviter les parallèles qui fâchent, mais au fil des jours, Knysna ressemble de plus en plus à Châtel-St-Denis où les Bleus avaient posé leurs affaires lors du dernier Euro. A quelques latitudes près, le décor est sensiblement le même. Un hôtel barricadé, des joueurs coupés du monde (ou presque) et une météo qui n'aide pas à s'entraîner. Il pleut tellement au bord de l'océan indien que la pelouse du Field of Dreams, le terrain d'entraînement des Français, commence à sérieusement se décrépir. Pour oublier le tâtonnement du match de l'Uruguay et préparer la rencontre du Mexique, on a vu mieux.

Mais s'il y a un avis de tempête à décréter, ce n'est pas encore au sein du groupe. Il paraît que l'embellie pointera «dès le prochain match», selon Abou Diaby. Cette équipe de France n'est «pas là pour passer le premier tour, mais bien pour gagner la Coupe du monde», martèle Eric Abidal, plus optimiste que jamais. Son état d'esprit reflète d'ailleurs celui de l'ensemble du groupe. Pas vraiment soulagé, mais «satisfait de pas avoir perdu»

«Je demande aux supporters de croire en nous»

Dans le jeu, les Bleus ne contestent pas leurs balbutiements offensifs, mais ils estiment qu'ils en ont sous le capot. «Il ne manque que des buts, regrette Bacary Sagna, qui feint de ne pas se souvenir que les occasions n'étaient pas légion non plus. On sait qu'on a le potentiel pour aller loin dans cette Coupe du monde. Jusqu'au bout, même, on en est toujours capables.» Pour «Abi» il suffi juste d'un déclic pour lâcher le frein à main, comme ce fut le cas lors de la dernière Coupe du monde, face au Togo. «On a commencé par un match nul, on disait que l'équipe de France n'y était pas. Et puis les victoires ont entraîné les victoires. Il faut juste le faire très vite parce que l'étau se resserre.» En 2008, les Bleus tenaient le même discours. Pour un résultat bien différent.

A deux jours de leur deuxième rencontre, peut-être décisive, il n'y a donc pas lieu de remettre en cause tout le travail fourni. Cette équipe croit posséder une assise défensive solide, et sait dominer l'adversaire dans la possession du ballon. Cela suffit visiblement à renforcer ce sentiment de confiance qui habite le groupe, boosté par l'entrain de son capitaine: «Quand je dis qu'on joue cette Coupe du monde pour la gagner, je ne vends pas du rêve à nos supporters, insiste Patrice Evra. Oui, cela passe par un deuxième match réussi face au Mexique. Mais je demande juste aux supporters de croire en nous. On essaiera de leur faire plaisir.» Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.