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Les Bafana Bafana n'aiment pas la pression

Les Bafana Bafana n'aiment pas la pression

MONDIAL2010Stressée par le contexte, l'Afrique du Sud a eu du mal à se lâcher...
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Johannesburg,

Et si jouer devant son public n’avait pas que des avantages? La question se pose pour l’Afrique du Sud, paralysée par l’ambiance en début de partie, mais qui a fait match nul contre le Mexique (1-1). «On était un peu nerveux. Mais dans notre équipe, il n’y a qu’un seul joueur qui avait déjà joué un match de Coupe du monde», explique Steven Pienaar. Aron Mokoena, le capitaine, a beau assuré que «les vuvuzelas sont notre 12e homme», le début de partie catastrophique des Bafana Bafana aurait pu leur coûter très cher si le Mexique s’était montré un poil plus réaliste. Pourtant, avant d’entrer sur la pelouse de Soccer City, les Sud-africains ont tout tenté pour se décontracter. Image surréaliste dans le couloir avant l’échauffement, cette danse chaloupée censée apporter un peu de sérénité. «Chaque pays à sa culture. Ils aiment danser et chanter. Pour eux, c’est une forme d’encouragement, histoire d’évacuer le stress. Mais ils le font avant chaque match», relativise Carlos Alberto Parreira.

«Je n’ai jamais dit qu’on jouerait comme le Brésil»

Le Brésilien n’a pas vu le même match que tout le monde. Effectivement, son équipe «aurait pu l’emporter», puisqu’elle a même ouvert le score devant ses 85 000 supporteurs. Mais son jeu réducteur, crispé par l’enjeu, surtout en 1ere période, en a déçu plus d’un. «Je n’ai jamais dit qu’on jouerait comme le Brésil. J’ai dit qu’on essaierait d’avoir les mêmes principes de jeu», explique le sélectionneur sud-africain. Dominé techniquement, il parait que les Bafana Bafana auraient fait exprès de laisser la possession du ballon à leur adversaire. «On savait comment les contrôler», promet Kagisho Dikgakoi. «Cette équipe a rendu folle l’Italie. Et contre nous, ils n’ont pas pu pénétrer autant qu’ils voulaient», jure Parreira. Les Bafana Bafana ont maintenant un peu de temps pour faire redescendre le stress. De toute façon, le sélectionneur sud-africain est persuadé que « dans ce groupe, tout se jouera sur la dernière journée».