Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Aubervilliers rend hommage au combattant Pengo Bossio Wangi, « un homme bien »

Attentat raciste de Trappes : Aubervilliers rend hommage à son combattant Pengo Bossio Wangi, « un homme bien »

mémoire•La ville d’Aubervilliers, où est basée la Atch Academy dans laquelle venait s’entraîner Pengo Bossio Wangi, a honoré la mémoire du jeune combattant de MMA, tué dans un attentat raciste
William Pereira

William Pereira

De nombreuses personnes se sont rasemblées à Aubervilliers ce dimanche en début d’après-midi pour prendre part à la marche blanche en hommage à Pengo Bossio Wangi, tué par balles dans l’attentat raciste de Trappes, vendredi dernier.

Le jeune homme de 26 ans s’entraînait au sein de la Atch Academy, véritable institution du MMA de la ville de Seine-Saint-Denis, dont le fondateur aime rappeler que le défunt combattant amateur « faisait un trajet d’à peu près 1h20 à l’aller, 1h20 au retour » entre les Yvelines et le 93 « pour deux heures d’entraînement », par amour de son sport et par ambition : celle de passer professionnel.

Salahdine Parnasse lui a rendu hommage

Son bilan en amateur - trois victoires et quatre défaites selon le quotidien L’Équipe - n’est pas celui du surdoué de la Atch Adademy, Salahdine Parnasse, aujourd’hui à l’UFC. Ce dernier a par ailleurs rendu hommage à Pengo sur son compte X : « on ne t’oubliera pas ». Mais « Atch » en personne, de son vrai nom Stéphane Chaufourier, pionnier de la discipline en France, voyait en Pengo Bossio Wangi un certain potentiel. « Il se dirigeait vers une carrière professionnelle : quelqu’un qui s’investit autant dans ce type de sport, c’est très rare. »

L’accès à ce contenu X (Twitter) a été bloqué afin de respecter vos choix de consentement

En cliquant sur "Accepter les cookies", vous consentez au dépôt de cookies par X (Twitter) et pourrez ainsi accéder à ce contenu interactif.

Vous pouvez, à tout moment, modifier vos choix cookies ou retirer votre consentement en bas de nos pages.

En savoir plus sur notre politique de cookies et sur la politique de confidentialité de ce partenaire.

Un employé du club fréquenté par le jeune combattant, un « Français d’origine congolaise comme Pengo », insiste quant à lui sur la personnalité de la victime de l’attaque à Trappes, « un homme bien, gentil, très respectueux […] Un bon combattant, avec des objectifs, des rêves ».

« Au mauvais moment, au mauvais endroit avec la mauvaise couleur de peau »

Dimanche, le maire divers gauche d’Aubervilliers, Sofienne Karroumi a pris la parole à l’occasion de la marche blanche et fait part de sa « sidération », rappelant ce rêve de « réussir dans le MMA » brisé par « lâcheté du terrorisme ». « Pengo n’avait qu’un tort, être au mauvais moment, au mauvais endroit avec la mauvaise couleur de peau. » Samedi soir, une minute de silence avait déjà été observée à Aubervilliers en mémoire de Pengo Bossio Wangi, dans la salle de l’Embarcadère à l’occasion du Centurion, le plus grand tournoi amateur de MMA de France.