Les dix raisons qui poussent l'OM à ne pas fausser la fin du championnat

FOOT Les sorts de Lille, Auxerre et Lyon en dépendent...

M. P.

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Les Marseillais Brandao, Valbuena, Taiwo et Andrade célèbrent le but de Niang contre Rennes, le 5 mai 2010
Les Marseillais Brandao, Valbuena, Taiwo et Andrade célèbrent le but de Niang contre Rennes, le 5 mai 2010 — TSCHAEN/SIPA

Terminer la saison en roue libre, c’est tentant. Certains - Monaco, Toulouse, Sochaux, Paris,… - se sont laissés piéger par la lassitude d’une fin de championnat sans enjeu. Marseille, en tant que champion assuré, a désormais rejoint ce groupe de mort-vivant. Pourtant le capitaine Mamadou Niang l’assure, «on ne va pas fausser la fin de championnat». En clair, l’OM jouera tous les matchs à fond, et notamment celui contre Lille samedi décisif pour les places en Ligue des champions. 20minutes.fr tente de trouver les raisons d’y croire...

 

1 - De grands professionnels

C’est le discours convenu, auquel on a droit de ne pas croire. «On doit se comporter en professionnel. Il y a toujours des exigences», assure Didier Deschamps quand on lui parle des craintes de Lyon de voir l’OM s’effondre face à Lille. «On est des compétiteurs. A partir du moment où l'on entre sur le terrain, on joue le match pour le gagner», jure pour sa part Mamadou Niang. Jean-Michel Aulas prie pour que ce soit vrai.

 

2- Le retour d’ascenseur vers Lyon

En battant Auxerre, Lyon a gentiment favorisé le titre marseillais. Alors, même si ne plaît pas à tout le monde, autant être fair-play et donner une chance aux Lyonnais de sauver leur saison. Après, si malgré tout ils ne se qualifient pas en Ligue des champions, ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes.

 

3- Un match sans pression, ça peut être bon

La pression, certains disent que ça vous fait jouer mieux, d’autres que ça vous inhibe. Quand on regarde la fin de saison honorable de Grenoble, promis à la relégation depuis longtemps, on se rend compte que jouer sans autre but que de donner le maximum sans peur du lendemain n’est pas forcément mauvais.

 

4- Série en cours

La défaite en championnat, Marseille ne l’a connu que cinq fois cette saison. Mieux, l’OM reste sur une série de 16 matchs de Ligue 1 sans défaite. On le sait, l’effet de dynamique compte dans les têtes. Alors jamais seize sans dix-sept?

 

5- La fierté de battre le dauphin

Lille-Marseille, c’est l’affiche de la journée entre le leader et son dauphin. Quel que soit le contexte, on voit mal Marseille montrer à la France qu’il est un champion incapable de faire jeu égal avec le second. Pire, certains prétendent que les Lillois auraient dû être champions, s’ils n’avaient pas eu un début de saison catastrophique à cause d’hésitations sur le cas Rudy Garcia.

 

6- Mondial en vue pour certains

L’effectif marseillais compte de nombreux internationaux en puissance. Mais encore faut-il convaincre les sélectionneurs. Côté français, Hatem Ben Arfa, Mathieu Valbuena et Benoît Cheyrou auront à cœur de montrer à trois jours de l’annonce de la liste de Raymond Domenech. Pour les Argentins Heinze et Lucho à qui Diego Maradona a rendu visite en mars, il y a aussi des billets à arracher. Enfin, Taye Taiwo doit se montrer à son avantage avant un Mondial qu’il pourrait jouer sur le banc, à cause du Rennais Uwa Elderson Echiejile.

 

7- Eviter de prendre un «tarif maison» à Lille

Déjouer à Lille coûte très cher. Le fameux «tarif maison» 4-0 n’est jamais très loin. Alors autant ne pas terminer la saison en prenant une fessée déculottée. Ca fait mauvais genre.

 

8- Un public à satisfaire

A Marseille, tout va très vite. La folie de la victoire, comme la déprime de la défaite. L’OM a l’un des publics les plus exigeants, alors pas question de leur servir une demi-performance. Champion ou pas, quand on est fan de foot, on aime le beau jeu.

 

9- Il reste des primes de match à gratter

Comme souvent, c’est peut-être le nerf de la guerre qui motivera les joueurs. A 2.000 euros, la prime de match, pourquoi s’en priver. Et à quelques semaines des vacances, c’est le bon moyen de faire voyager toute la famille en business class...

 

10 - Des joueurs à vendre

Si Deschamps veut du «sang frais», il lui faudra vendre certains joueurs dans les meilleures conditions. Ben Arfa, par exemple, dont le potentiel n’est pas encore totalement connu, pourrait trouver une place dans un grand club européen. Mais il va falloir cravacher.