Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Un joueur de Roanne dénonce des « blackfaces » dans les tribunes du Portel

Basket : Un joueur de Roanne dénonce des « blackfaces » dans les tribunes du Portel

racismeLa Ligue va se saisir de l’affaire mercredi et décidera des suites à y donner
Nicolas Camus

N.C.

Un joueur de Roanne a dénoncé la présence de trois « blackfaces » dans les tribunes du Portel, samedi, dans une rencontre comptant pour la 22e journée de la Betclic Elite. « A quel moment en 2023 peut-on tolérer ce type de déguisement », s’est ainsi indigné l’intérieur roannais Yannis Morin, natif de la Martinique, sur Twitter.

Le « blackface », qui consiste à se peindre le visage en noir, est considéré comme un acte raciste, car « il renvoie à des spectacles parodiques qui se déroulaient aux États-Unis à l’époque de la ségrégation raciale », comme l’explique L’Equipe dans l’article consacré à cette affaire ce dimanche.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Le club du Portel (Pas-de-Calais) s’est défendu sur les réseaux sociaux en expliquant que ces déguisements étaient un « hommage » à l’ancien entraîneur adjoint de l’équipe, Jacky Périgois. « Merci à nos supporters grimés pour cette belle fête traditionnelle Porteloise », a ajouté le club, en référence au carnaval qui anime la ville depuis mi-février.

Réunion mercredi à la LNB

Contacté par France Bleu Nord, Yann Rivoal, le président du Portel, a expliqué ne pas comprendre la réaction de Yannis Morin. « Il est le seul à s’offusquer, il n’y a pas de quoi fouetter un chat », a-t-il déclaré, sortant la carte de « la tradition ancestrale du carnaval » et se disant « atterré par les réactions suscitées par le geste ».

La Ligue nationale de basket, de son côté, ne prend pas cette affaire à la légère. « Ce sont des choses que l’on se refuse d’accepter, a déclaré Alain Béral, le président de la LNB, à France Info. On ne le laissera pas passer, jamais. Que ce soient des invectives, des banderoles, ou des agissements à caractère raciste. La commission de discipline est très sensible là-dessus, on va revisionner tout ça et écouter tout le monde, qui sera convoqué. » La LNB décidera mercredi si elle saisit ou non sa commission juridique.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Cet incident intervient un mois après l’affaire Loïc Akono, un joueur de Metz traité de « bonobo » dans la salle de Charleville lors d’un match de Nationale 2 (4e division).