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Basket : Un joueur de Roanne dénonce des « blackfaces » dans les tribunes du Portel
racisme•La Ligue va se saisir de l’affaire mercredi et décidera des suites à y donnerN.C.
Un joueur de Roanne a dénoncé la présence de trois « blackfaces » dans les tribunes du Portel, samedi, dans une rencontre comptant pour la 22e journée de la Betclic Elite. « A quel moment en 2023 peut-on tolérer ce type de déguisement », s’est ainsi indigné l’intérieur roannais Yannis Morin, natif de la Martinique, sur Twitter.
Le « blackface », qui consiste à se peindre le visage en noir, est considéré comme un acte raciste, car « il renvoie à des spectacles parodiques qui se déroulaient aux États-Unis à l’époque de la ségrégation raciale », comme l’explique L’Equipe dans l’article consacré à cette affaire ce dimanche.
Le club du Portel (Pas-de-Calais) s’est défendu sur les réseaux sociaux en expliquant que ces déguisements étaient un « hommage » à l’ancien entraîneur adjoint de l’équipe, Jacky Périgois. « Merci à nos supporters grimés pour cette belle fête traditionnelle Porteloise », a ajouté le club, en référence au carnaval qui anime la ville depuis mi-février.
Réunion mercredi à la LNB
Contacté par France Bleu Nord, Yann Rivoal, le président du Portel, a expliqué ne pas comprendre la réaction de Yannis Morin. « Il est le seul à s’offusquer, il n’y a pas de quoi fouetter un chat », a-t-il déclaré, sortant la carte de « la tradition ancestrale du carnaval » et se disant « atterré par les réactions suscitées par le geste ».
La Ligue nationale de basket, de son côté, ne prend pas cette affaire à la légère. « Ce sont des choses que l’on se refuse d’accepter, a déclaré Alain Béral, le président de la LNB, à France Info. On ne le laissera pas passer, jamais. Que ce soient des invectives, des banderoles, ou des agissements à caractère raciste. La commission de discipline est très sensible là-dessus, on va revisionner tout ça et écouter tout le monde, qui sera convoqué. » La LNB décidera mercredi si elle saisit ou non sa commission juridique.
Cet incident intervient un mois après l’affaire Loïc Akono, un joueur de Metz traité de « bonobo » dans la salle de Charleville lors d’un match de Nationale 2 (4e division).


















