Coupe du monde 2022 : Un boycott semble « compliqué à quelques semaines du début », estime Olivier Véran

football Le porte-parole du gouvernement ne s’est pas prononcé sur un déplacement ou non d’Emmanuel Macron lors de l’événement

N.C. avec AFP
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Une banderole réclamant le boycott de la Coupe du monde 2022 au Qatar lors du match entre le Borussia Moenchengladbach et le Bayern Munich en Allemagne, le 27 octobre 2021.
Une banderole réclamant le boycott de la Coupe du monde 2022 au Qatar lors du match entre le Borussia Moenchengladbach et le Bayern Munich en Allemagne, le 27 octobre 2021. — AFP

Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a estimé ce vendredi qu’il serait « compliqué » de renoncer maintenant à organiser la Coupe du monde au Qatar. Mais il s’est réjoui de l’évolution des « mentalités » sur la question du changement climatique. « Ma conviction, c’est que si on devait prendre une telle décision, aujourd’hui on ne donnerait pas la Coupe du monde au Qatar, très probablement compte tenu de l’enjeu climatique », a-t-il dit sur RTL.

Interrogé sur l’ancien président François Hollande qui a assuré jeudi que s’il était encore président, il ne s’y rendrait pas, Olivier Véran n’a pas répondu sur la probabilité d’un déplacement du président Emmanuel Macron sur place. « Ce qui a été décidé il y a dix ans par une centaine de pays dans le monde, qui a été accompagné pendant dix ans, c’est compliqué à quelques semaines du début de dire tout d’un coup : en fait, il ne faut pas le faire », a jugé le ministre.

Critiques à gauche

« Il y a dix ans, les premières réactions c’était : "est-ce que les footballeurs pourront faire des bons matchs dans des stades où il fait très chaud, même s’ils sont climatisés ?", aujourd’hui, c’est "est-ce qu’il est raisonnable de climatiser des stades dans la période actuelle ?", ça veut dire que les mentalités ont bougé et je vais vous dire : tant mieux », s’est-il réjoui.

A moins de deux mois du Mondial (20 novembre-18 décembre), les critiques se multiplient à gauche sur cette organisation. « Non à la coupe immonde » : les députés LFI ont notamment fustigé jeudi la « maltraitance des ouvriers immigrés » et les « matchs climatisés à ciel ouvert », réclamant une « réponse politique forte des autorités françaises ».