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Gilles Simon a-t-il précipité son retour sur les courts?

Gilles Simon a-t-il précipité son retour sur les courts?

TENNISLe joueur, au repos forcé pour quatre semaines, pourrait manquer Roland-Garros...
Matthieu Payen

Matthieu Payen

«C’est incroyable de voir qu’une lésion de six millimètres empêche un joueur d’1,83m de jouer!» Thierry Tulasne est consterné. Son joueur, Gilles Simon, doit se résoudre à laisser la raquette au garage pendant quatre semaines, le temps de guérir une vilaine blessure au genou qu’il traîne depuis près d’un an. «J’ai passé des examens qui montrent que la lésion s’est aggravée lors de la tournée sur dur.»

Et voilà, comment on met en péril sa participation à Roland-Garros. «On a peut-être repris trop tôt, concède Gilles Simon. Mais j’avais envie d’aller à Melbourne en janvier, de jouer au soleil.» Cet excès de confiance en son genou avait amené le joueur à accélérer sa préparation hivernale avant de finalement déclarer forfait au dernier moment. Et depuis, cette douleur ne le lâche plus.

«Nadal, Tsonga et Roddick en ont souffert»

Le joueur ne veut pas encore se résoudre à jeter l’éponge pour Roland-Garros, mais avoue que «le pourcentage de chance que je joue est minime». Car quatre semaines de repos forcé, ça veut dire aucun match sur terre battue avant les Internationaux de France. «Il devait jouer à Monte-Carlo, Rome et Madrid. Il s’était aussi inscrit à l’Open de Nice, où sa famille attendait de le voir jouer», se désole Thierry Tulasne. En laissant la raquette de côté, Simon veut résorber la lésion, mais aussi éviter des déconvenues sportives. «Gilles a un jeu qui l’oblige à jouer chaque match à 100% pour gagner, poursuit l’entraîneur. Même face à des joueurs moyennement classés, il a besoin de ses appuis.»

Pourtant, si l’entraîneur ne cache pas que son joueur a accusé le coup en apprenant les résultats de derniers examens, il ne veut pas non plus être alarmiste: «Nous avons demandé au médecin si cette blessure compromettait la carrière de Gilles, il nous a assuré que non. En fait, c’est une blessure assez répandue dans le tennis depuis cinq ou six ans. Nadal, Tsonga et Roddick en ont souffert, ils ont guéri.» Et ces trois-là fouleront la terre battue de la Porte d’Auteuil en mai.