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Antoine Kombouaré: «On joue notre saison sur un match»
FOOTBALL•L'entraîneur parisien se confie à la veille du quart de Coupe de France entre Auxerre et Paris...Porpos recueillis par Matthieu Goar
Dans son petit polo blanc printanier, Antoine Kombouaré s'est présenté le regard sombre. Comme d'habitude. A 24 heures du «match de la saison» du PSG, l'entraîneur parisien ne veut croire qu'en la victoire. Avec peu de certitudes («Jouer à Vesoul était compliqué») et pas mal de doutes («Il faut que l'on se renforce mentalement»). Ambiance.
>> Un quart de finale à suivre en live sur 20minutes.fr mardi à partir de 20h45
Ce quart de finale à Auxerre est-il le match le plus important depuis le début de la saison?
Bien sûr que l'on joue gros parce que c'est le dernier joker que l'on a entre les mains. On en a grillé pas mal. Il va falloir, quelle que soit la manière, gagner à Auxerre et se qualifier. Je n’envisage que la victoire et je me prépare en conséquence. Ce match est comme une finale. Et les finales ne sont belles que quand on les gagne. C'est le match de la saison, il faut s'y préparer en conséquence.
La pression peut-elle paralyser les joueurs?
Je ne crois pas. On a eu beaucoup de matchs avec énormément de pression et le comportement des joueurs a toujours été bon même s'il a toujours manqué le résultat. En terme de jeu, il n'y a que Lille qui nous a surclassés mais quand on a joué Lille, c'était la meilleure équipe française. Mais sinon, je n'ai jamais eu le sentiment que l'on se soit fait bouger par les adversaires. Maintenant, il faut être réaliste et efficaces.
Comment aborder ce match?
Jouer avec nos atouts. D'abord retrouver un mental. Ce match, on ne l'a pas préparé de la meilleure des façons avec la défaite à Nice. L'avantage, c'est que l'on n'a pas eu trop le temps de gamberger. Il faut vitre se reconstruire mentalement jouer sur nos atouts en marquant des buts à l'extérieur. On se crée beaucoup de situations mais il faut être efficace et marquer.
Quelles sont les qualités de votre équipe pour jouer une Coupe?
D'abord, on a passé les tours. Jouer Vesoul après une défaite cuisante à domicile, c'était compliqué. Le contexte était compliqué, on évoluait sur du synthétique. Si on avait perdu à ce moment-là, ça aurait pu être compliqué. On parlait de match à pression, celui-ci, on avait été capable de le gagner. Quel que soit l'adversaire.
A titre personnel, vous jouez gros également?
Je me suis toujours mis avec les joueurs. On gagne et on perd ensemble. On joue notre saison sur un match. Moi j'adore la pression. C'est ça qui fait que tu arrives à te transcender. La bonne pression qui te rend meilleur.
L'équipe d'Auxerre est-elle favorite?
Ils sont dans les trois premiers du championnat, bien sûr qu'ils sont favoris. Moi je préférerai être leur place. Jouer les premières places, avoir la confiance. Depuis la claque qu'ils ont prise face à Grenoble, ils ont aligné cinq victoires et un seul nul face à Montpellier. Six derniers matchs, cinq victoires dont des matchs à Lille et à Bordeaux. C'est une équipe qui prend peu de buts, elle a de grosses individualités (Pedretti, Niculae, Jelen) et un jeu basé sur le contre, les attaques rapides. Et eux, ils sont efficaces. C'est la meilleure équipe du moment.
Est-ce compliqué de jouer encore à huis clos?
En tout cas, ce n'est pas comme ça que je conçois le foot. Le foot, c'est un spectacle, une fête, c'est un lieu où les gens se rencontrent. Normalement il y a de la joie.


















