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Annecy 2018 part se vendre à Vancouver
VANCOUVER 2010•Une délégation de la candidature haut-savoyarde se rend aux Jeux. Et pas pour faire de la figuration...Matthieu Payen
Edgar GrospironJean-Pierre VidalFlorence Masnadafraîchement élu à la tête du projet l’épisode Paris 2012 Clubs France
Edgar Grospiron, Jean-Pierre Vidal ou encore Florence Masnada ne vont plus aux Jeux pour ramener des médailles. Désormais, la mission de ces anciens champions consiste à défendre les couleurs du dossier de candidature d’Annecy pour l’organisation des JO d’hiver 2018. Et, il faut montrer le maillot à Vancouver. «Pour nous, Vancouver, c’est le moyen de faire connaître la candidature. C’est la première et la dernière occasion pour cela», souligne Edgar Grospiron, ancien champion olympique de ski de bosse, fraîchement élu à la tête du projet.
Edgar Grospiron, Jean-Pierre Vidal ou encore Florence Masnada ne vont plus aux Jeux pour ramener des médailles. Désormais, la mission de ces anciens champions consiste à défendre les couleurs du dossier de candidature d’Annecy pour l’organisation des JO d’hiver 2018. Et, il faut montrer le maillot à Vancouver. «Pour nous, Vancouver, c’est le moyen de faire connaître la candidature. C’est la première et la dernière occasion pour cela», souligne Edgar Grospiron, ancien champion olympique de ski de bosse, fraîchement élu à la tête du projet.
Edgar Grospiron, Jean-Pierre Vidal ou encore Florence Masnada ne vont plus aux Jeux pour ramener des médailles. Désormais, la mission de ces anciens champions consiste à défendre les couleurs du dossier de candidature d’Annecy pour l’organisation des JO d’hiver 2018. Et, il faut montrer le maillot à Vancouver. «Pour nous, Vancouver, c’est le moyen de faire connaître la candidature. C’est la première et la dernière occasion pour cela», souligne Edgar Grospiron, ancien champion olympique de ski de bosse, fraîchement élu à la tête du projet.
Edgar Grospiron, Jean-Pierre Vidal ou encore Florence Masnada ne vont plus aux Jeux pour ramener des médailles. Désormais, la mission de ces anciens champions consiste à défendre les couleurs du dossier de candidature d’Annecy pour l’organisation des JO d’hiver 2018. Et, il faut montrer le maillot à Vancouver. «Pour nous, Vancouver, c’est le moyen de faire connaître la candidature. C’est la première et la dernière occasion pour cela», souligne Edgar Grospiron, ancien champion olympique de ski de bosse, fraîchement élu à la tête du projet.
La tâche de nos sportifs retraités n’est pas de tout repos. Ils ont un peu plus de deux semaines pour faire d’Annecy un concurrent incontournable dans la course à l’or blanc. «Pour l’instant, on n’existe pas sur le plan international, reconnaît Grospiron. Il faut qu’on se fasse connaître des réseaux d’influence et des membres du CIO.» Et l’épisode Paris 2012 n’a pas donné une image rêvée de la France, jugée mauvaise perdante. Pire encore, Annecy doit se faire un nom dans son propre pays. «On doit gagner la bataille de la crédibilité auprès des réseaux français car tout le monde n’est pas encore convaincu de la pertinence de cette candidature», ajoute l’ancien bosseur.
La tâche de nos sportifs retraités n’est pas de tout repos. Ils ont un peu plus de deux semaines pour faire d’Annecy un concurrent incontournable dans la course à l’or blanc. «Pour l’instant, on n’existe pas sur le plan international, reconnaît Grospiron. Il faut qu’on se fasse connaître des réseaux d’influence et des membres du CIO.» Et l’épisode Paris 2012 n’a pas donné une image rêvée de la France, jugée mauvaise perdante. Pire encore, Annecy doit se faire un nom dans son propre pays. «On doit gagner la bataille de la crédibilité auprès des réseaux français car tout le monde n’est pas encore convaincu de la pertinence de cette candidature», ajoute l’ancien bosseur.
Moins de moyens
Le programme est donc chargé, même si le président du CNOSF Denis Masseglia préfère dédramatiser: «Nous sommes dans une démarche de prise de contact. Le temps du lobbying viendra plus tard.» Les instances olympiques françaises mettent toutefois à disposition ses Clubs France installés à Vancouver et Whistler pour promouvoir la candidature. «Il y a un espace aménagé qui nous permettra de recevoir des journalistes, des VIP aussi du monde politique, sportif, artistique», détaille Grospiron. Autre vitrine offerte, une conférence de presse proposée par le CIO. «On connaît les règles du jeu, poursuit le champion olympique 92. Ca se déroulera au centre des médias de Vancouver, six personnes ont le droit de parler sur la scène pendant 30 minutes et chaque ville choisit sa date.» Annecy se garde bien de dévoiler la date de sa conférence. C’est ça aussi la compétition.
Le programme est donc chargé, même si le président du CNOSF Denis Masseglia préfère dédramatiser: «Nous sommes dans une démarche de prise de contact. Le temps du lobbying viendra plus tard.» Les instances olympiques françaises mettent toutefois à disposition ses Clubs France installés à Vancouver et Whistler pour promouvoir la candidature. «Il y a un espace aménagé qui nous permettra de recevoir des journalistes, des VIP aussi du monde politique, sportif, artistique», détaille Grospiron. Autre vitrine offerte, une conférence de presse proposée par le CIO. «On connaît les règles du jeu, poursuit le champion olympique 92. Ca se déroulera au centre des médias de Vancouver, six personnes ont le droit de parler sur la scène pendant 30 minutes et chaque ville choisit sa date.» Annecy se garde bien de dévoiler la date de sa conférence. C’est ça aussi la compétition.
Et elle va être rude puisque Munich et Peyongchang (en Corée du Sud) se rendront aussi en force à Vancouver avec de grosses ambitions. «Beaucoup des décideurs du CIO ne connaissent pas vraiment les sports d'hiver, fait remarquer Willy Bogner, le patron de la candidature munichoise. Il faut leur présenter Munich comme une ville sympa, une destination touristique intéressante, enthousiasmer aussi les épouses des membres du CIO pour notre ville.» Les candidatures allemande et coréenne possèdent pour cela un gros avantage sur Annecy: «Nous avons moins de moyens financiers, admet Grospiron. Je ne pense pas qu’une candidature se joue sur cet aspect, mais ça reste important. Il faut montrer au CIO qu’on est capable de lever de l’argent auprès de partenaires privés.» Comme souvent en sport, pour atteindre l’or, l’argent est un passage obligé.



















