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Les Saints de la Nouvelle-Orléans remportent le Super Bowl

Les Saints de la Nouvelle-Orléans remportent le Super Bowl

SOCIETEDimanche, près de 100 millions de spectateurs étaient devant leur écran...
Philippe Berry

Philippe Berry

De notre correspondant à Los Angeles


A l'issue d'un match intense et d'un coup de génie en début de 3e quart-temps, les Saints de la Nouvelle-Orléans sont venus à bout de Peyton Manning et des Colts d'Indianapolis 31-17.




A l'issue d'un match intense et d'un coup de génie en début de 3e quart-temps, les Saints de la Nouvelle-Orléans sont venus à bout de Peyton Manning et des Colts d'Indianapolis 31-17.





A l'issue d'un match intense et d'un coup de génie en début de 3e quart-temps, les Saints de la Nouvelle-Orléans sont venus à bout de Peyton Manning et des Colts d'Indianapolis 31-17.




A l'issue d'un match intense et d'un coup de génie en début de 3e quart-temps, les Saints de la Nouvelle-Orléans sont venus à bout de Peyton Manning et des Colts d'Indianapolis 31-17.


Football américain et Super Bowl. Deux termes qui suscitent indifférence et incompréhension en France, à l'exception de quelques acharnés qui veillent jusqu'au milieu de la nuit et endurent la retransmission du service public (sur W9 cette fois). Aux Etats-Unis en revanche, c'est l'événement médiatique de l'année. Et plus que ça. On se réunit en famille ou entre amis. On parie, on crie et on se charrie dans une orgie culinaire de nachos, guacamole et Bud Light. Décryptage du phénomène avec Allen St. John, auteur du best-seller Super Bowl Sunday: The Billion Dollar Game.
sur W9 cette fois
Football américain et Super Bowl. Deux termes qui suscitent indifférence et incompréhension en France, à l'exception de quelques acharnés qui veillent jusqu'au milieu de la nuit et endurent la retransmission du service public (sur W9 cette fois). Aux Etats-Unis en revanche, c'est l'événement médiatique de l'année. Et plus que ça. On se réunit en famille ou entre amis. On parie, on crie et on se charrie dans une orgie culinaire de nachos, guacamole et Bud Light. Décryptage du phénomène avec Allen St. John, auteur du best-seller Super Bowl Sunday: The Billion Dollar Game.
Allen St. John
Football américain et Super Bowl. Deux termes qui suscitent indifférence et incompréhension en France, à l'exception de quelques acharnés qui veillent jusqu'au milieu de la nuit et endurent la retransmission du service public (sur W9 cette fois). Aux Etats-Unis en revanche, c'est l'événement médiatique de l'année. Et plus que ça. On se réunit en famille ou entre amis. On parie, on crie et on se charrie dans une orgie culinaire de nachos, guacamole et Bud Light. Décryptage du phénomène avec Allen St. John, auteur du best-seller Super Bowl Sunday: The Billion Dollar Game.
Super Bowl Sunday: The Billion Dollar Game.


Le Super Bowl, c'est presque une fête nationale
Thanksgiving reste le fête n°1 aux Etats-Unis. Le Super Bowl arrive juste derrière. Les Américains consomment plus de nourriture (dont 4.000 tonnes d'avocat) le premier dimanche de février qu'à Noël ou le 4 Juillet. «Super Bowl Sunday est presque devenu un jour férié», explique Allen St. John. Car «il ne s'agit pas ici de religion ou de patriotisme: l'Amérique est rassemblée dans le salon autour de quelque chose d'universel». A l'heure de la fragmentation de l'audience avec la concurrence d'Internet, les séries les plus populaires peinent à atteindre 20 millions de téléspectateurs. Le Super Bowl flirte toujours avec les 100 millions. En comptant ceux qui n'en regardent qu'une partie, plus de la moitié de l'Amérique suit l'événement, estime Allen St. John.
plus de nourriture
Thanksgiving reste le fête n°1 aux Etats-Unis. Le Super Bowl arrive juste derrière. Les Américains consomment plus de nourriture (dont 4.000 tonnes d'avocat) le premier dimanche de février qu'à Noël ou le 4 Juillet. «Super Bowl Sunday est presque devenu un jour férié», explique Allen St. John. Car «il ne s'agit pas ici de religion ou de patriotisme: l'Amérique est rassemblée dans le salon autour de quelque chose d'universel». A l'heure de la fragmentation de l'audience avec la concurrence d'Internet, les séries les plus populaires peinent à atteindre 20 millions de téléspectateurs. Le Super Bowl flirte toujours avec les 100 millions. En comptant ceux qui n'en regardent qu'une partie, plus de la moitié de l'Amérique suit l'événement, estime Allen St. John.
>> Le récit du Super Bowl 2009, c'est ici
Pas besoin d'aimer le foot pour passer un bon moment
Dans les 7,5 millions de fêtes organisées, on croise de nombreuses personnes pas spécialement passionnées de ballon ovale. Mais depuis sa première édition en 1967 –suite à la fusion des deux ligues concurrentes– le Super Bowl est progressivement devenu un divertissement. Les publicités font désormais partie du spectacle avec des spots spécialement créés pour l'occasion pour lesquels les marques paient jusqu'à trois millions de dollars pour 30 secondes. Certaines, comme <span>celle d'Apple en 1984 appartiennent à la légende et chaque édition connaît sa controverse (cette année, un spot antivortement). Sans compter des performances musicales de légende, de Michael Jackson en 1993 à Bruce Springsteen l'an dernier et les Who cette année. On trouve aussi des parieurs, qui misent à peu près sur tout (le vainqueur, le score, l'écart des points, le meilleur marqueur, la couleur du Gatorade versé sur le coach vainqueur, les cheerleaders qui seront le plus filmé etc).
spot antivortement)
Dans les 7,5 millions de fêtes organisées, on croise de nombreuses personnes pas spécialement passionnées de ballon ovale. Mais depuis sa première édition en 1967 –suite à la fusion des deux ligues concurrentes– le Super Bowl est progressivement devenu un divertissement. Les publicités font désormais partie du spectacle avec des spots spécialement créés pour l'occasion pour lesquels les marques paient jusqu'à trois millions de dollars pour 30 secondes. Certaines, comme celle d'Apple en 1984 appartiennent à la légende et chaque édition connaît sa controverse (cette année, un spot antivortement). Sans compter des performances musicales de légende, de Michael Jackson en 1993 à Bruce Springsteen l'an dernier et les Who cette année. On trouve aussi des parieurs, qui misent à peu près sur tout (le vainqueur, le score, l'écart des points, le meilleur marqueur, la couleur du Gatorade versé sur le coach vainqueur, les cheerleaders qui seront le plus filmé etc).
qui misent à peu près sur tout
Dans les 7,5 millions de fêtes organisées, on croise de nombreuses personnes pas spécialement passionnées de ballon ovale. Mais depuis sa première édition en 1967 –suite à la fusion des deux ligues concurrentes– le Super Bowl est progressivement devenu un divertissement. Les publicités font désormais partie du spectacle avec des spots spécialement créés pour l'occasion pour lesquels les marques paient jusqu'à trois millions de dollars pour 30 secondes. Certaines, comme celle d'Apple en 1984 appartiennent à la légende et chaque édition connaît sa controverse (cette année, un spot antivortement). Sans compter des performances musicales de légende, de Michael Jackson en 1993 à Bruce Springsteen l'an dernier et les Who cette année. On trouve aussi des parieurs, qui misent à peu près sur tout (le vainqueur, le score, l'écart des points, le meilleur marqueur, la couleur du Gatorade versé sur le coach vainqueur, les cheerleaders qui seront le plus filmé etc).
>> Notre top 10 des meilleures pubs du Super Bowl ici
Le football américain, un sport ultra tactique
Beaucoup n'y voient qu'un sport bourrin et ennuyeux, au rythme haché. Pour Allen St. John, le football américain «est un goût acquis». Il faut du temps pour saisir la subtilité de chaque action déroulée comme dans un jeu d'échecs. Il existe des dizaines de combinaisons tactiques, répétées encore et encore. Il faut avoir vu un match du bord de touche au moins une fois dans sa vie pour mesurer à sa juste valeur l'intensité sur le terrain. Le quarterback, le chef d'orchestre, ne dispose que de quelques secondes avant que quatre masses de l'équipe adverse ne le cisaillent. «Et franchement, un match de soccer qui finit à 0-0, ça vous fait rêver?», demande Allen St. John, un peu provoque.
Une tradition