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Coupe de France: les coups de pouce des petits Poucets

Coupe de France: les coups de pouce des petits Poucets

FOOTBALLQuelques trucs pour mettre la honte aux clubs pro...

Ce week-end, la Ligue 1 laisse sa place à la Coupe de France, ses matchs, inégaux, ses terrains communaux et ses gentils clubs amateurs terrassant les gros ogres de la Ligue 1… Un remake sauce ballon rond de David contre Goliath dont raffole presque toute la France (et en énerve d'autres: voir cette chronique au vitriol de Chérif Ghemmour). Pour 20minutes.fr, 3 anciens glorieux «petits poucets» retombés dans l’anonymat donnent leur truc aux amateurs.



Comment jouer les clubs professionnels?


Réginald Becque (Calais (CFA) battu en finale en 2000 par Nantes): «L’année précédente, on avait été éliminé contre Lille au 7e tour. Ça nous avait permis d’acquérir de l’expérience. A Calais, la Coupe était un objectif. On avait mis en place deux équipes: une qui jouait le championnat, l’autre la Coupe. Et pas mal de joueurs de l’effectif, écartés des centres de formation, avaient une revanche à prendre.»


Sébastien Le Paih (Carquefou (CFA2), battu par le PSG en quart de finaliste en 2008): «C’est aux clubs pro de prendre l’initiative du jeu. Il s’agit de bien gérer le début de match en étant hyper bien organisé au niveau du bloc équipe. Plus les minutes passent, plus ils s’énervent. Ensuite, il faut saisir les opportunités, les petits moments de folie…»


Régis Loison (Schiltigheim (CFA 2), éliminé en quart de finale par Rennes en 2003): «Le coach nous avait dit de jouer notre jeu . On s’y est tenu. Sans jouer différemment les clubs pro, des amateurs.»



Les pièges à éviter ?


R.B.: «Il faut faire la part des choses avec les médias. On ne peut pas refuser 10 pages à Paris Match, mais ça peut être fatigant d’aller jusqu’à Paris pour faire juste un plateau télé. Entre la demie et la finale, c’est un peu parti en vrille.»


S.L.: «Bien gérer l’émotion des dernières minutes. J’ai vu des gars avec des larmes dans les yeux sur les derniers coups de pieds arrêtés.»


R. L.: «Il ne faut surtout pas jouer le match avant en ne pensant qu’à ça…»


Un moment à retenir?

R.B.: «Après la finale, quand Michael Landreau me propose de soulever la Coupe de France avec lui. Et bien sûr, le retour à Calais. La rue principale était pleine de monde. On aurait dit l’équipe de France qui remontait les Champs-Elysées»


S. L.: «La rencontre avec des joueurs que tu admires. Quand tu vois la feuille de match de Marseille avec Nasri, Cissé ou Pauleta à Paris, c’est impressionnant.»


R. L.: «Après notre élimination face à Rennes, le capitaine du stade Rennais, Olivier Echouafni est venu nous parler dans les vestiaires: «Vous pouvez être fiers de votre parcours. On va essayer d’aller au bout pour vous.»


Dur de revenir sur terre?

R.B.: «La saison d’après a été terrible en championnat. Tout le monde voulait nous battre. Je me souviens de matchs très durs, très hachés»


S.L.: «Il faut bien se dire que c’est éphémère. Car quand tu joues devant 30.000 personnes puis que tu repasses à 500, ça peut être un peu compliqué à vivre.»


R. L.: «J’avoue avoir le blues de temps en temps. Mais cette aventure m’a aussi apporté énormément. Notamment le respect des joueurs que j’entraîne maintenant.»